<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940</id><updated>2011-12-16T09:57:56.926-08:00</updated><category term='Almighty Intro'/><title type='text'>Pure Yvesil</title><subtitle type='html'>- once more with feeling! -</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>24</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-5208368205995219368</id><published>2011-02-07T14:15:00.001-08:00</published><updated>2011-11-12T09:22:34.336-08:00</updated><title type='text'>Beauty nor Beast</title><content type='html'>L’extrait analysé dans ce commentaire composé contient tous les ingrédients d’une bonne soupe ‘nothombienne’, servie sous forme de son sixième roman « Attentat». Cet ouvrage nous présente une version moderne, mais surtout satirique de célèbres contes tels que « la Belle et la Bête » et « Notre-Dame de Paris ». Amélie Nothomb prend le thème de la beauté comme axe principal, et y rajoute ses propres ingrédients afin de concocter un potage satirique qui se moque un peu des personnages masculins comme Quasimodo ou Cyrano de Bergerac. Afin de rendre son histoire un tant soit peu satirique, l’auteur installe un contraste entre la laideur masculine et la beauté absolue de la femme en valeur, en saupoudrant le récit d’épices corsées. Ces soi-disant ingrédients ‘nothombiens’ se ressentent non seulement dans les pensées et les actions des personnages, mais également dans le langage employé. Pour bien comprendre pourquoi et comment ces éléments donnent une notion satirique à l’histoire, ils seront relevés et analysés d’après les quatre grands événements principaux de cet extrait.&lt;br /&gt;Au cours de l’épisode scruté nous rencontrons trois personnages, les protagonistes : Epiphane Otos et l’objet de son affection, Éthel, qui est accompagnée par son copain Xavier. Une comparaison avec l’histoire célèbre de Quasimodo mise au jour par Victor Hugo s’impose immédiatement : Nothomb créa son propre Quasimodo en brossant le personnage d’Epiphane, tandis que le rôle de la tzigane Esmeralda est rempli par Éthel.&lt;br /&gt;Au commencement de l’épisode, l’écrivaine belge décrit comment l’homme le plus laid au monde assiste à la première d’un film dans lequel joue son grand amour Éthel, à ce moment de l’histoire avec un artiste nommé Xavier. Le film en question s’avère être un navet et c’est dans ce fait qu’Amélie Nothomb puise un certain degré d’ironie pour démontrer l’hypocrisie masculine : au début de la scène en question Epiphane Otos refuse d’accepter la nullité du film et créa ses propres valeurs de beauté autour de l’œuvre. A ce titre, le monde d’Epiphane en devient un en noir et blanc. D’un côté nous retrouvons la beauté absolue d’Éthel qui transperce l’écran. Epiphane se sert d’images bibliques en adéquation avec la perfection de son objet d’affection, allant de l’appeler une vierge du peintre Hans Memling jusqu’à lui accorder le statut d’un ange auréolé. La femme est mise sur un piédestal divin grâce à ces comparaisons.&lt;br /&gt;De l’autre côté, nous ne retrouvons absolument rien. La médiocrité du film en question est complètement ignorée et chaque trace qui renvoie à cette nullité est méprisée. Epiphane manifeste une intolérance et même une agressivité envers les choses inclassables sous le dénominateur de beauté parfaite ou laideur odieuse. Dans l’extrait commenté, cette manifestation d’agressivité se dirige vers le public : « La plupart des gens ne contiennent pas ou peu de substance » est sa conclusion. Celle-ci découle de sa théorie selon laquelle il y a pire que la laideur : la normalité. Cette théorie représente en fin de compte la tour d’ivoire de sa vie qui redéfinit les critères de beauté à sa guise, sans tenir compte du reste du monde qui paraît banal à ses yeux. Ces premiers ingrédients ‘nothombiens’ introduisent l’élément satirique: est-ce la société qui fait en sorte que cette théorie affleure en Epiphane ? N’est-ce pas une critique justifiée sur le monde qui craint d’afficher une opinion opposée à celle qu’il aurait dû avoir ? Ceci est un thème récurrent à travers le roman. Amélie Nothomb met en cause le concept d’ « avis » et force le lecteur s’interroger afin de savoir si son avis est le fruit d’une réflexion individuelle ou tout simplement la preuve d’une conformité selon les règles générales de notre société.&lt;br /&gt;Le événement suivant se déroule après la séance. Éthel, Epiphane et Xavier sont assis autour d’une table et discutent du film. Xavier, qui partage l’opinion du public que le film est mauvais, représente le monde de la banalité qu’Epiphane méprise tant. Ce mépris est exprimé à travers un dialogue où notre Quasimodo lui reproche de s’être endormi pendant le film et ainsi de ne pas avoir accordé l’attention que mérite la beauté sublime liée à l’objet sa flamme, Éthel. A nouveau, Epiphane impose ses propres valeurs et théories tordues, à savoir que, même dans la laideur, on doit être capable de discerner la beauté qui mérite la dévotion absolue. Il impose ces valeurs sans tenir compte de l’opinion des autres: « Chacun ses goûts non ? Tu as le droit d’aimer, j’ai le droit de ne pas aimer » « vous n’aviez pas le droit de ne pas regarder ce film ». Ici, Nothomb nous montre un duel métaphorique entre deux chevaliers : on a le provocateur Epiphane qui, malgré sa laideur extérieure défend son amour avec ardeur tout en maintenant un degré d’éloquence envers son adversaire en le vouvoyant. Opposé à Epiphane, on retrouve le personnage de Xavier qui manie un langage assez grossier (« merde », « c’était chiant », « On s’en fout »), mais qui possède, par contre, un physique plus appétissant. La comparaison entre Quasimodo et son concurrent affleure à nouveau, sauf que le Quasimodo d’Amélie Nothomb s’avère être l’agitateur. Les deux ‘chevaliers’ ont des défauts qui surpassent la dualité classique de la beauté et de la laideur. C’est en vertu de ses propres théories insolites qu’Epiphane provoque le chevalier Xavier qui , à son tour, néglige la fille qui l’aime. Amélie Nothomb montre donc l’hypocrisie masculine indépendante du physique. Par contre, le statut de « madone » qu’Éthel possède dans ce récit demeure inchangé. Le contraste « laideur masculine » et « beauté féminine » est encore renforcé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier événement qui met le contraste en évidence se passe au téléphone. Lorsqu’Éthel avoue à Epiphane qu’elle n’approuve pas le comportement de son copain et qu’elle veut rompre, notre Quasimodo ressent une joie extrême. Les mots employés ici sont si bien agencés qu’on voit la dualité sans trop y réfléchir: Éthel « pleure » au téléphone et elle parle de la « souffrance » qu’elle devra affronter après une « rupture ». Par contre, Epiphane « bouillit de joie » en entendant son discours, et n’est que lacéré par le fait qu’Éthel avoue qu’elle est amoureuse de Xavier. Les mots reflètent l’hypocrisie masculine : il y a une différence nette entre ce qu’Epiphane dit à Éthel et ce qu’il ressent. Dans cette optique on peut bien dire que Nothomb déclare que la beauté intérieure de l’homme laid est un phénomène surfait et que l’hypocrisie reste une valeur universelle indépendamment du fait qu’on soit beau ou laid.&lt;br /&gt;Amélie Nothomb nous présente assez d’ingrédients propres à son style pour renforcer le contraste entre laideur masculine et beauté féminine : l’arrogance dont notre protagoniste laid fait preuve lorsqu’il formule des théories impitoyables sur la beauté, l’agression qui découle de ces théories et l’hypocrisie cachée dans les paroles au téléphone sont les ingrédients les plus visibles à travers l’histoire et qui ont été mis en valeur dans l’extrait proposé. Le vocabulaire soutenu du principal acteur est un autre ingrédient ‘nothombien’ qui mérite mention : Il renvoie souvent à des thèmes mythologiques et est plus subtile, mais certainement pas moins pertinent. L’auteur donne à son personnage le don de l’éloquence comme l’avait Cyrano de Bergerac, mais la façon dont ses mots sont employés dans notre fragment a une double fonction. D’une part, ces mots servent à souligner la splendeur féminine d’Éthel, mais d’autre part ils renforcent le cynisme du personnage envers tout le monde autre que sa flamme.&lt;br /&gt;Nothomb pose un grand point de interrogation après l’équation « extérieur beau = intérieur laid » et remplace l’idée d’un héros laid au cœur d’or par un personnage cynique qui méprise la réalité et qui mène une sorte de lutte pour la laideur en proclamant des thèses surprenantes comme le fait qu’une personne doit être d’une extrême laideur afin d’apprécier la beauté. Comme Quasimodo ou Cyrano, le héros tombe amoureux d’une vraie beauté, mais la comparaison s’arrête là. Le personnage de Nothomb concrétise ses théories durant toute l’histoire et force le lecteur de se poser la question métaphysique : d’où vient l’équation mentionnée ci-dessus ? Et surtout : Est-ce la laideur qui fait un attentat sur la beauté ou inversement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-WDlc8cLs_yQ/Tr6rR-i6wyI/AAAAAAAAASw/vKwBCF70bAc/s1600/Cheapunderwear4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-WDlc8cLs_yQ/Tr6rR-i6wyI/AAAAAAAAASw/vKwBCF70bAc/s320/Cheapunderwear4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674160905868985122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-5208368205995219368?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/5208368205995219368/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=5208368205995219368' title='1 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/5208368205995219368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/5208368205995219368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2011/02/beauty-nor-beast.html' title='Beauty nor Beast'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-WDlc8cLs_yQ/Tr6rR-i6wyI/AAAAAAAAASw/vKwBCF70bAc/s72-c/Cheapunderwear4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-5074254672817560445</id><published>2011-02-07T14:14:00.000-08:00</published><updated>2011-11-12T09:23:16.544-08:00</updated><title type='text'>Le rapport de « La Nausée » avec d’autres textes de Sartre : comparaison avec « Le Mur »</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Le rapport de « La Nausée » avec d’autres textes de Sartre :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;comparaison avec « Le Mur »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre « la nausée » fut écrite par Jean-Paul Sartre en 1938, suivie par la parution de « le mur » en 1939. Ces deux ouvrages s’inscrivent sans l’ombre d’un doute dans  son manifeste de l’existentialisme. Au cours de cette comparaison, les similarités et différences seront relevées sur 3 plans : les aspects formels, le thème de l’existentialisme et le symbolisme du mur.&lt;br /&gt;Aspects formels&lt;br /&gt;A l’instar de quantité d’autres écrivains existentialistes, Sartre raconte l’histoire de La Nausée et du Mur au travers des yeux du protagoniste. Tant Antoine Roquentin que Pablo sont le narrateur dans leur histoire respective. Une première différence réside dans les moments de narration : la forme du roman, à savoir le journal intime permet au narrateur de se distancier ou de se rapprocher davantage de certains faits. Dès lors, la narration de La Nausée est souvent intercalée (le narrateur raconte au moment de l’action ou de façon rétrospective). Par exemple : «LUNDI – Quatre heures sonnent. Voilà une heure que je suis là, bras ballants  sur ma chaise-  P.139   ». En l’occurrence, Roquentin raconte l’histoire au moment où l’action se déroule, tandis que quelques lignes plus loin on retrouve un point de vue rétrospectif : « Or, cet après-midi, en feuilletant une vieille collection du Satirique Bouvillois, feuille de chantage dont la propriétaire  fut accusé, pendant la guerre, de haute trahison, j’ai entrevu la vérité.- pp.1191»&lt;br /&gt;Le narrateur du mur est en revanche plus limité en ce qui concerne le déroulement des évènements. Le roman entier se raconte de manière rétrospective, mais conserve les dialogues comme s’ils se déroulaient au moment de la narration. Nonobstant cette légère différence, la méthode principale de raconter reste identique par rapport à La Nausée : un flux de conscience du narrateur qui ruisselle dans un délai de temps. Une deuxième différence formelle réside dans l’ambiguïté qu’on rencontre de temps à autre dans La  Nausée : l’auteur semble parfois parler en son propre nom.  Cette ambiguïté qui est certainement due à l’emploi de la forme du journal intime n’est cependant pas présente dans la narration du mur où le contexte historique, à savoir la guerre-civile d’Espagne, (1936-1939) circonscrit davantage la narration du protagoniste.&lt;br /&gt;Les lieux d’action sont plus divers dans La Nausée que dans Le Mur. La ville imaginaire « Bouville » constitue le principal lieu d’action du récit de Roquentin qui se décline en plusieurs autres lieux parmi lesquels on retrouve le jardin public, un bistro, la bibliothèque, la chambre de Roquentin, etc. Le mur ne dispose que d’un seul lieu d’action : la cave d’un hôpital qui sert de prison pour les personnages. La limitation du lieu d’action, qui est étroitement liée au contexte historique comporte une restriction temporelle: l’histoire se déroule dans un délai d’un jour et d’une nuit, tandis que le récit de Roquentin s’étale sur plusieurs semaines. Comme mentionné ci-dessus ceci limite davantage la narration, surtout par rapport à son pendant La Nausée. Par ailleurs, les deux ouvrages ont respectivement trois personnages récurrents : Roquentin, L’autodidacte et Anny pour La Nausée, et Pablo, Tom et Juan pour ce qui est du Mur.&lt;br /&gt;L’existentialisme&lt;br /&gt;Selon la théorie de Sartre  il existe un en-soi et un pour-soi. L’en soi représente tout ce qui est inanimé et relève donc de la réalité en dehors de la conscience. Le pour-soi par contre, désigne l’être conscient qui se distingue de l’en-soi par sa liberté absolue. La conséquence logique serait donc qu’un être humain se distingue de la chose par le fait que la chose « existe » sans rien, et n’est donc pas sujet à des concepts tels que la liberté. C’est notamment ce concept qui est exploité au fil des deux ouvrages présents. Cette liberté, ou plutôt la réalisation que l’on dispose de cette liberté va de pair avec le sentiment d’angoisse qu’éprouvent les deux protagonistes. Par contre, cette angoisse évolue et se manifeste d’une autre façon selon le personnage :&lt;br /&gt;« Il y en avait plusieurs que je connaissais et d’autres qui devaient être étrangers. Les deux qui étaient devant moi étaient blonds avec des crânes ronds, ils se ressemblaient : des Français j’imagine. Le plus petit remontait tout le temps son pantalon : c’était nerveux – pp.1  ».&lt;br /&gt;Ce premier paragraphe du Mur peut être comparé à la première entrée dans le journal intime de Roquentin où il parle d’un sentiment étrange qu’il ne peut pas tout à fait identifier : « le mieux serait d’écrire les évènements au jour le jour. Tenir un journal pour y voir clair...noter soigneusement et dans le plus grand détail tout ce qui se produit. pp.11» Les deux personnages affirment qu’il y a quelque chose hors du normal : l’indicateur dans Le Mur est le remuement constant du pantalon qui dénote la nervosité et éclaircit l’atmosphère de la situation. Dans la Nausée on a affaire à une allusion qu’il y a en effet ‘quelque chose’ qui trouble le narrateur, mais qui n’est pas défini. A mesure que les deux récits évoluent, ce sentiment d’angoisse se pointe de façon plus claire: « j’imaginais leur grêle brulante à travers mon corps. Tout ça c’était en dehors de la véritable question, mais j’étais tranquille : nous avions tout la nuit pour comprendre pp.173». A ce point, Pablo renie ces angoisses : l’existentialisme rejette l’existence d’un être suprême, donc pourquoi afficher de la peur? Cependant, le fait qu’il renie le sentiment de terreur n’empêche pas qu’il soit confronté à ces sentiments: «et puis, brusquement je me réveillai, le rond de lumière s’effaça et je me sentis écrasé sous un poids énorme. Ce n’était pas la pensée de la mort, ni la crainte : c’était anonyme. pp.183». La même chose vaut pour Roquentin qui reconnaît la nausée à plusieurs reprises : «enfin il est certain que j’ai eu peur, ou quelque sentiment de ce genre pp.101». « oui, c’est cela, c’est bien cela : une sorte de nausée dans les mains. pp.201». Finalement, le sentiment d’angoisse est reconnu et résolu. En ce qui concerne Pablo on peut conclure que son attitude posée est déjouée dès qu’il s’aperçoit qu’il transpire dans un climat glacial. Le regard du docteur belge qui accompagne les prisonniers confirme indirectement cette angoisse, car c’est le protagoniste qui suppose que le regard du docteur reflète de l’inquiétude.&lt;br /&gt;Bien que l’angoisse est bel et bien présente, la rationalité l’emporte à plusieurs reprises: « je ne voulais pas de ça, je ne voulais pas mourir comme une bête , je voulais comprendre pp.261». «une seconde, une seule seconde j’eus envie de pleurer moi aussi pp.301 ». On constate dès lors qu’il y a une sorte de réalisation que contempler la réalité évoquera l’angoisse, suivie par une sorte de tentative à rationaliser la mort : «naturellement je ne pouvais pas clairement penser ma mort, mais je la voyais partout, sur les choses, dans la façon dont les choses avaient reculé et se tenaient à distance… pp .283». Pablo essaie en vain de s’imaginer clairement le concept de « ne pas exister », mais de la même façon que pour Roquentin, cette rumination suscite à un moment donné une expérience de désincarnation : « le corps, ça vit tout seul, une fois que ça a commencé. Mais la pensée, c’est moi qui la continue, qui la déroule1».&lt;br /&gt;La rationalisation continue et Pablo se résigne à son sort, à savoir qu’il va mourir. On retrouve cette résignation transposée à une indifférence vis-à-vis le monde tant chez Roquentin : « A chaque instant je tiens de tout mon cœur : je sais qu’il est unique/irremplaçable, et pourtant je ne ferais pas un geste pour l’empêcher de s’anéantir1 » que chez Pablo même : « aucune vie n’avait de valeur…rien n’avait plus d’importance. pp343».&lt;br /&gt;Ceci nous mène à un autre thème qui abonde dans les deux romans : l’absurdité de l’existence. Cette absurdité découle du cheminement mentionné ci-dessus. En examinant la scène de Roquentin dans le jardin public de plus près, force est de constater que l’absurdité fondamentale du monde se révèle devant lui lorsqu’il observe les souches d’un marronnier : Ce sont les « êtres » qui fournissent aux objets leur signification. Si Roquentin ne donne donc pas de signification à sa vie il risque d’être « de trop », sauf s’il prend des décisions.&lt;br /&gt;Ceci lui donne une liberté, mais c’est exactement cette liberté qui lui donne la nausée: la confrontation avec les objets quotidiens lui rappelle la liaison qu’il entretient avec le monde et donc de sa responsabilité de fournir aux choses leur signification.  La révélation de Roquentin consiste donc à réaliser que la vie est absurde car il ne peut pas s’échapper à sa responsabilité envers le monde.  Cette absurdité est reprise dans Le Mur : Pablo ne ressent aucune liaison affective à l’égard de Ramon Gris.&lt;br /&gt;Néanmoins, il refuse de trahir ce personnage vu qu’il s’est déjà résigné à la mort. De plus, le symbolisme du cimetière, auquel il envoie les soldats, pourrait être vu comme un lieu dépourvu d’existence. Il est donc un tant soit peu ironique que l’on y trouve un être vivant, à savoir Gris, qui à son tour représente la clef pour la survie de Pablo  ». Inconsciemment, Pablo s’est sauvé lui-même, mais l’absurdité réside dans le fait que tout cela s’est passé à son insu. Sartre décrit cette ironie à travers le monologue intérieur de son personnage principal : « ces graves phalangistes avec leurs moustaches et ces hommes en uniforme qui couraient entre les tombes ; c’était d’un comique irrésistible pp.353».&lt;br /&gt;La fin décèle donc l’ultime farce : l’homme qui croyait mourir survit, et l’homme qui devait survivre meurt. Le personnage principal est donc à nouveau confronté à son incapacité de comprendre l’existence.&lt;br /&gt;L’absurdité s’avère d’autant plus réelle que Sartre scelle cette farce en ajoutant la réaction du personnage : « je riais si fort que les larmes me vinrent aux yeux ».&lt;br /&gt;Lorsque l’on juxtapose les deux textes, on constate que les deux protagonistes sont incapables d’échapper à cette situation d’aberration. Il s’ensuit que le ton général dans La Nausée et dans Le Mur est truffé de cynisme : ce ton amer se ressent de temps à autre dans le langage de Roquentin qui recèle son mépris à l’égard d’autrui: « Un monsieur et une dame en deuil contemplaient respectueusement ces objets cuits ». Dès lors, Roquentin remplace le mot « céramique » par sa définition dans le but de ridiculiser et de railler le concept d’un « musée ».&lt;br /&gt;Les pensées de Pablo démontrent également ce ton ironique lorsqu’il se met à relativiser et presque à se moquer de l’intersubjectivité entre lui et un autre séquestré : « j’avais vécu aux côtés de Tom, je l’avais écouté, je lui avais parlé, et je savais que nous n’avions rien de commun. Et maintenant nous nous ressemblions comme des frères jumeaux, simplement parce que nous allions crever ensemble ». En outre, l’adverbe « simplement » dénote une fois de plus l’indifférence à l’égard de la mort.&lt;br /&gt;Le symbolisme du « mur »&lt;br /&gt;L’image du mur fait surface dans chacun des ouvrages, et remplit une fonction comparable. Lorsque Roquentin mentionne les murs dans La Nausée, il renvoie presque automatiquement à la délimitation spatiale qu’implique un mur :&lt;br /&gt;« La souffrance est consciente entre les longs murs qui s’en vont, et qui ne reviendront jamais. »&lt;br /&gt;« Il reste des murs anonymes, une conscience anonyme. Voici ce qu’il y a : des murs et entre les murs, une petite transparence vivante et impersonnelle. »&lt;br /&gt;« Lucide, immobile, déserte, la conscience est posée entre les murs ; elle se perpétue ».  1&lt;br /&gt;Les murs deviennent dès lors une sorte de prison pour la conscience, et Roquentin est à nouveau incapable de regarder au –delà de l’existence, mais cette fois-ci, cette limitation se présente sous forme d’un mur mental qu’il ne peut pas  ‘enjamber’.&lt;br /&gt;A l’inverse, le mur auquel renvoie le titre du deuxième ouvrage se trouve concrètement dans la fiction : le mur de fusillade. Ce mur symbolise la mort, car il est pour tous ceux qui se trouvent devant, une destination finale, voire fatale. Etant donné que Pablo n’est pas capable de s’imaginer la continuation de son existence, il est , au même titre que Roquentin, incapable de s’imaginer la vie, qui se trouve au-delà du mur. Il est limité au front du mur, tout ce qui se trouve derrière est inconcevable.&lt;br /&gt;Il est clair que Le Mur et la Nausée recèlent une kyrielle de caractéristiques semblables qui s’inscrivent dans la tradition de l’existentialisme, à laquelle adhérait Sartre. L’angoisse face à l’existence, le cynisme voire l’indifférence qui en découlent et le symbolisme du mur démontrent la présence de la théorie existentialiste. Bien que les deux ouvrages diffèrent  bel et bien l’un de l’autre, la trame générale qui relève de la pensée de Descartes « je pense donc je suis » reste identique : Il s’agit de deux personnages sujets à une force existentielle qui les dépasse et à laquelle ils sont incapables de s’échapper. La différence se trouve dès lors surtout au niveau du résultat final qui naît sous différentes formes de contingences: Pablo survit, tandis que Roquentin déménage à Paris. De plus, la question qui demeure sans réponse et avec laquelle Sartre fait valser ses personnages est identique pour les deux cas : « pourquoi ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bibliographie :&lt;br /&gt;GOLDTHORPE R., Sartre: Literature and Theory, Cambridge University Press 1984&lt;br /&gt;SARTRE, Jean-Paul, La Nausée, Éditions livre de poche Gallimard 1938&lt;br /&gt;SARTRE, Jean-Paul Sartre, Le Mur,  Éditions Gallimard, Collection Folio, 1939&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-xcRI4ebt-7s/Tr6rdYI_hlI/AAAAAAAAAS8/BWjvGR3CyIY/s1600/184000_10150248292524109_665379108_7618711_2243792_n.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 214px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-xcRI4ebt-7s/Tr6rdYI_hlI/AAAAAAAAAS8/BWjvGR3CyIY/s320/184000_10150248292524109_665379108_7618711_2243792_n.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674161101718128210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-5074254672817560445?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/5074254672817560445/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=5074254672817560445' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/5074254672817560445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/5074254672817560445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2011/02/le-rapport-de-la-nausee-avec-dautres.html' title='Le rapport de « La Nausée » avec d’autres textes de Sartre : comparaison avec « Le Mur »'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-xcRI4ebt-7s/Tr6rdYI_hlI/AAAAAAAAAS8/BWjvGR3CyIY/s72-c/184000_10150248292524109_665379108_7618711_2243792_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-4265539886130572828</id><published>2011-01-17T02:00:00.000-08:00</published><updated>2011-06-01T07:06:20.426-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-4265539886130572828?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/4265539886130572828/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=4265539886130572828' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/4265539886130572828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/4265539886130572828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2011/01/blog-post_17.html' title=''/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-5281737477449122456</id><published>2010-01-16T03:46:00.000-08:00</published><updated>2011-11-12T09:27:11.158-08:00</updated><title type='text'>l’apprenant et le marché des langues étrangères</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 12"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 12"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CUsers%5CYVESIS%7E1%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;link rel="themeData" href="file:///C:%5CUsers%5CYVESIS%7E1%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_themedata.thmx"&gt;&lt;link rel="colorSchemeMapping" href="file:///C:%5CUsers%5CYVESIS%7E1%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_colorschememapping.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves/&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:donotpromoteqf/&gt;   &lt;w:lidthemeother&gt;NL-BE&lt;/w:LidThemeOther&gt;   &lt;w:lidthemeasian&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeAsian&gt;   &lt;w:lidthemecomplexscript&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeComplexScript&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:splitpgbreakandparamark/&gt;    &lt;w:dontvertaligncellwithsp/&gt;    &lt;w:dontbreakconstrainedforcedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;    &lt;w:word11kerningpairs/&gt;    &lt;w:cachedcolbalance/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;   &lt;m:mathpr&gt;    &lt;m:mathfont val="Cambria Math"&gt;    &lt;m:brkbin val="before"&gt;    &lt;m:brkbinsub val="&amp;#45;-"&gt;    &lt;m:smallfrac val="off"&gt;    &lt;m:dispdef/&gt;    &lt;m:lmargin val="0"&gt;    &lt;m:rmargin val="0"&gt;    &lt;m:defjc val="centerGroup"&gt;    &lt;m:wrapindent val="1440"&gt;    &lt;m:intlim val="subSup"&gt;    &lt;m:narylim val="undOvr"&gt;   &lt;/m:mathPr&gt;&lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" defunhidewhenused="true" defsemihidden="true" defqformat="false" defpriority="99" latentstylecount="267"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="0" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Normal"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="heading 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 7"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 8"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 9"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 7"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 8"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 9"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="35" qformat="true" name="caption"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="10" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="1" name="Default Paragraph Font"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="11" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtitle"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="22" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Strong"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="20" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="59" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Table Grid"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" unhidewhenused="false" name="Placeholder Text"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="1" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="No Spacing"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" unhidewhenused="false" name="Revision"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="34" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="List Paragraph"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="29" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Quote"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="30" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Quote"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="19" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="21" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="31" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="32" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="33" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Book Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="37" name="Bibliography"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" qformat="true" name="TOC Heading"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */  @font-face  {font-family:"Cambria Math";  panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;  mso-font-charset:0;  mso-generic-font-family:roman;  mso-font-pitch:variable;  mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face  {font-family:Calibri;  panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;  mso-font-charset:0;  mso-generic-font-family:swiss;  mso-font-pitch:variable;  mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  {mso-style-unhide:no;  mso-style-qformat:yes;  mso-style-parent:"";  margin-top:0cm;  margin-right:0cm;  margin-bottom:10.0pt;  margin-left:0cm;  line-height:115%;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:11.0pt;  font-family:"Calibri","sans-serif";  mso-fareast-font-family:Calibri;  mso-bidi-font-family:"Times New Roman";  mso-fareast-language:EN-US;} p.MsoFootnoteText, li.MsoFootnoteText, div.MsoFootnoteText  {mso-style-noshow:yes;  mso-style-priority:99;  mso-style-link:"Voetnoottekst Char";  margin-top:0cm;  margin-right:0cm;  margin-bottom:10.0pt;  margin-left:0cm;  line-height:115%;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Calibri","sans-serif";  mso-fareast-font-family:Calibri;  mso-bidi-font-family:"Times New Roman";  mso-fareast-language:EN-US;} span.MsoFootnoteReference  {mso-style-noshow:yes;  mso-style-priority:99;  vertical-align:super;} span.VoetnoottekstChar  {mso-style-name:"Voetnoottekst Char";  mso-style-noshow:yes;  mso-style-priority:99;  mso-style-unhide:no;  mso-style-locked:yes;  mso-style-link:Voetnoottekst;  mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault  {mso-style-type:export-only;  mso-default-props:yes;  font-size:10.0pt;  mso-ansi-font-size:10.0pt;  mso-bidi-font-size:10.0pt;  mso-ascii-font-family:Calibri;  mso-fareast-font-family:Calibri;  mso-hansi-font-family:Calibri;}  /* Page Definitions */  @page  {mso-footnote-separator:url("file:///C:/Users/YVESIS~1/AppData/Local/Temp/msohtmlclip1/01/clip_header.htm") fs;  mso-footnote-continuation-separator:url("file:///C:/Users/YVESIS~1/AppData/Local/Temp/msohtmlclip1/01/clip_header.htm") fcs;  mso-endnote-separator:url("file:///C:/Users/YVESIS~1/AppData/Local/Temp/msohtmlclip1/01/clip_header.htm") es;  mso-endnote-continuation-separator:url("file:///C:/Users/YVESIS~1/AppData/Local/Temp/msohtmlclip1/01/clip_header.htm") ecs;} @page Section1  {size:612.0pt 792.0pt;  margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt;  mso-header-margin:35.4pt;  mso-footer-margin:35.4pt;  mso-paper-source:0;} div.Section1  {page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:Standaardtabel;  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-priority:99;  mso-style-qformat:yes;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:11.0pt;  font-family:"Calibri","sans-serif";  mso-ascii-font-family:Calibri;  mso-ascii-theme-font:minor-latin;  mso-fareast-font-family:"Times New Roman";  mso-fareast-theme-font:minor-fareast;  mso-hansi-font-family:Calibri;  mso-hansi-theme-font:minor-latin;  mso-bidi-font-family:"Times New Roman";  mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 150%;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;l’enseignement /apprentissage du français et de l’anglais en Flandre : situation, problèmes et perspectives.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’on ouvre le journal à la page des offres d’emploi on constate aussitôt que ces annonces ont un point particulier en commun, à savoir l’exigence de langues. Le rapport annuel de la VDAB démontre une kyrielle de plans d’action en cours de route et pléthore de mesures prises pour différents secteurs sur le plan de langue. A titre d’exemple on pourrait mentionner que selon les statistiques de la VDAB 2008&lt;a style="" href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, l’aéroport de Zaventem offrait 5400 emplois requérant la connaissance de plusieurs langues, comparé à 8370 emplois qui visaient plutôt des monolingues. Nonobstant le caractère anecdotique de cet exemple, une conclusion jaillit de ces données : le multilinguisme en Belgique est un atout fort profitable dans la recherche d’un emploi. En offrant aux écoliers belges la possibilité d’étudier&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;plusieurs langues étrangères, parmi lesquelles les trois langues officielles du royaume, l’enseignement belge n’ignore certainement pas ce fameux atout. Néanmoins, une langue n’est pas une autre, et c’est en vertu de ce lieu commun qu’on aborde ici le thème du français face à l’anglais en Flandre. Au cours de ce rapport je tâcherai d’apporter des précisions sur quelques notions de base qui nous permettront de mieux comprendre la situation des deux langues dans leur contexte institutionnel. Pour ce faire je me baserai non seulement sur les deux lectures de Boogaards et Housen-Janssens-Pierrard, mais également sur les lectures principales des rapports de réflexions. Ensuite, je juxtaposerai deux études menées dans ce cadre en mettant en exergue les modèles utilisés, la méthodologie employée, les conclusions principales et les problèmes que l’on a rencontrés lors de ces études. Finalement, je mentionnerai quelques perspectives offertes par les deux lectures de base en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un premier temps, le titre de ce rapport mérite quelques éclaircissements : l’enseignement et l’apprentissage sont deux termes qui ont été séparés uniquement par une petite barre oblique. Néanmoins, la différence entre les deux est beaucoup plus grande que cet espacement laisse soupçonner. Le terme enseignement dénote un contexte d’école et renvoie dès lors à l’activité exercée par l’enseignant. L’apprentissage par contre est l’activité développée par l’apprenant et suggère un processus explicite et conscient. Face à ce processus explicite se trouve un processus implicite qu’on appelle l’acquisition d’une langue : un processus largement inconscient.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Rappelons que les positions à propos du rapport entre ces types de connaissance sont plutôt divisées.&lt;a style="" href="#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Certains adhèrent à la position de non-interface, qui prétend que l’apprentissage n’influe aucunement sur l’acquisition d’une langue, tandis que d’autres experts estiment que la connaissance explicite peut se convertir en connaissance implicite à travers la pratique. La &lt;i style=""&gt;monitor theory&lt;/i&gt; de Krashen&lt;a style="" href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; oppose nettement le terme acquisition et apprentissage. Selon cette théorie, l’apprentissage serait utile pour nourrir ce qu’on appelle le « monitor », une instance de contrôle qui peut exercer une certaine influence sur tout ce qui provient de la connaissance acquise du locuteur. De cette façon, le locuteur peut se rendre compte d’erreurs par la présence du feedback de son « monitor ». Il faut cependant mentionner que cette théorie a été sujette à beaucoup de critiques qui font remarquer que certaines recherches n’ont pas pu constater de différences dans l’emploi du monitor entre les apprenants qui avaient une connaissance explicite des règles et ceux qui ne savaient pas les formuler.&lt;br /&gt;Ensuite, les termes « langue étrangère » et « langue seconde » doivent être distingués l’un de l’autre.&lt;a style="" href="#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; On parle d’une langue seconde lorsque le processus d’apprentissage se déroule dans des circonstances où on est exposé à un input de langue en dehors de l’enseignement (en côtoyant des locuteurs natifs de la langue en question par exemple). Le terme de langue étrangère est par contre utilisé pour renvoyer à un apprentissage où ce genre de contact manque. Deux niveaux, à savoir le niveau curriculaire et le niveau extracurriculaire sont également mis en jeu dans l’apprentissage d’une langue étrangère à l’école. Il est dès lors important de saisir que le niveau curriculaire, renvoie à tout ce qui se passe au niveau de la classe et le niveau extracurriculaire renvoie tant à l’école même qu’à la société.&lt;a style="" href="#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Boogards opère la même distinction classée sous contexte scolaire et contexte social pour caractériser la situation d’apprentissage. Par ailleurs, l’ouvrage de Porquier/Py &lt;i style=""&gt;apprentissage d’une langue étrangère&lt;/i&gt; emploie les termes « contexte » et « situation » pour désigner le cadre socio-institutionnel (l’enseignement secondaire, institution etc.) et le contenu des leçons et des méthodes (par exemple : le thème « faire connaissance » en primaire)&lt;a style="" href="#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Ici, la notion de situation mérite quelques éclaircissements : on note que la notion de situation a évolué d’une conception minimale qui relève du contexte extralinguistique, à une conception élargie. L’importance de ces situations réside dans le fait qu’elles projettent de façon plus ou moins directe les contextes&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;auxquels l’apprenant de la langue étrangère en question pourrait faire face ultérieurement. Je me permet de citer/traduire un paragraphe du plan didactique en premier degré du réseau GO&lt;a style="" href="#_ftn7" name="_ftnref7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; : &lt;i style=""&gt;« afin de parvenir à une communication réelle, le matériel didactique s’inscrira dans le monde de l’apprenant (la maison, les amis, l’école, les loisirs, services, voyager…). Ce matériel sera employé de façon fonctionnelle : elle correspond aux besoins communicatifs que l’apprenant pourrait éprouver ultérieurement ».&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Par conséquent, les situations introduites en classe doivent être prises en compte tant pour l’enseignement du français que pour l’enseignement de l’anglais comme langues étrangères. Selon Porquier/Py, l’enseignement/apprentissage des langues étrangères comprend donc deux plans de contextes et situation : dans le contexte institutionnel, on a d’une part la situation institutionnelle (la classe, non-spécifique de l’apprentissage de langues) et d’autre part les situations introduites de l’extérieur : dialogues du manuel, actes de parole, etc&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;6&lt;/span&gt;.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ces deux points représentent donc le premier niveau que &lt;i style=""&gt;Houssen-Janssens-Pierrard &lt;/i&gt;appelle le niveau curriculaire. Le deuxième niveau de Py correspond à tout autre contexte qui favorise le contact avec la langue cible, et s’étend sur un espace beaucoup plus étendu que le moment d’apprentissage en classe. On parle donc par exemple du contexte social et/ou professionnel où l’on entre en contact avec la langue étrangère.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;Un premier problème relevé dans l’étude de Houssen-Janssen-Pierrard est la difficulté de cerner le statut de l’anglais et du français dans la vie publique en Flandre. D’une part on est confronté au fait que l’anglais n’est pas une langue officielle en Belgique, mais jouit d’une image nettement plus internationale que le français&lt;a style="" href="#_ftn8" name="_ftnref8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. A l’inverse le français bénéficie d’un statut officiel, mais n’est pas aussi « populaire » que l’anglais. Il devient par conséquent difficile de coller une étiquette sur le statut des deux langues, d’autant plus que les statuts pourraient différer à l’intérieur de la Belgique même. En vertu de ma propre expérience professionnelle en tant que professeur d’anglais à Bruxelles, j’oserais dire que les rôles dans certaines écoles bruxelloises sont à l’inverse. Le statut des deux langues dans l’enseignement est plus clair : le français est première langue étrangère dans le curriculum scolaire flamand, tandis que l’anglais est seconde langue étrangère. Certes, la place accordée aux deux langues se mesure en nombre d’heures, mais il ne serait peut-être pas superflu de mentionner le paragraphe suivant du plan didactique d’anglais : &lt;i style=""&gt;« Parmi les langues modernes, le français et l’anglais s’avèrent être les outils d’expression par excellence, sur lesquels la majorité des jeunes s’appuie lorsque leur langue maternelle ne suffit pas. »&lt;a style="" href="#_ftn9" name="_ftnref9" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt; Force est de constater que le français est mentionné dans le plan didactique de l’anglais, tout comme dans le plan didactique du français, ce qui confirme que les deux langues jouissent d’un statut comparable au niveau de l’enseignement.&lt;br /&gt;A l’évidence, de différentes études ont été menées dans le but de fournir des données empiriques au contexte d’apprentissage/enseignement de langues étrangères. Je me limiterai à comparer deux études spécifiques que l’on retrouve dans Boogaards et Houssen-Janssens-Pierrard, sans pour autant perdre vue des problèmes que l’on a rencontrés lors des recherches. Ainsi, la partie suivante du rapport mélange la section descriptive et la section qui porte sur la problématique de ce thème.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;£&lt;br /&gt;La première recherche mise en évidence est une étude comparative qui juxtapose l’anglais et le français dans des écoles en Flandre dans le but d’évaluer leur efficacité. Ainsi, cette étude vise à fournir des orientations pour la didactique des deux langues en les décrivant parallèlement. Pour ce faire, un groupe cible d’environ 130 élèves et leurs enseignants a été sélectionné dans cinq écoles différentes, appartenant au même réseau d’enseignement, dans différentes régions de la Flandre.&lt;br /&gt;Les modèle de l’étude comparative de Housen-Janssens-Pierrard se base sur trois ensembles majeures, à savoir : les facteurs intentionnels et pédagogiques qui déterminent l’enseignement d’une langue étrangère (le curriculum, manuel, pratiques en classe…)., les facteurs socio-psychologiques qui relèvent des attitudes et des motivation des apprenants/enseignants envers la langue dont il s’agit et finalement les facteurs linguistiques qui démontrent les compétences et les connaissances langagières atteintes par les apprenants dans la langue cible. Les objectifs de cette étude sont donc bien clairs, on veut répondre aux questions qui découlent de ces trois facteurs : Quel est le contexte institutionnel/pédagogique qui détermine le processus d’enseignement/apprentissage du français et de l’anglais ? Quelles sont les attitudes/motivation des apprenants/enseignants vis-à-vis les deux langues ? Quel est le niveau de performance langagière atteint en français et en anglais ?&lt;a style="" href="#_ftn10" name="_ftnref10" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les conclusions à propos de chaque facteur fournit bel et bien des éclaircissements : à propos du contexte curriculaire et pédagogique on peut constater que l’enseignement du français commence plus tôt que celui de l’anglais. De plus, le nombre d’heures consacrées au français est plus élevé par rapport au nombre consacré à l’anglais ce qui se traduit par un input du français (en contexte scolaire) plus important. Cependant, les socles de compétences à la fin de enseignement secondaire des deux langues sont identiques, mais cette équivalence vaut aussi sur d’autres plans : &lt;i style=""&gt;« de eindtermen voor Frans en Nederlands zijn identiek wat de receptieve vaardigheiden betreft, het ligt dan ook voor de hand dat de leerplannen terzake analoge richtlijnen geven&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;9&lt;/span&gt;”.&lt;/i&gt; Un premier problème qui pourrait être discerné de cette constatation paradoxale est le suivant: comment est-il possible que l’on maintient les mêmes socles pour les deux langues tandis que le nombre d’heures consacrées diffère d’une langue à l’autre ? Afin de répondre à cette question, Houssen-Janssens-Pierrard renvoie à l’administration de l’enseignement qui à son tour renvoie explicitement aux facteurs de type extracurriculaire tels que le statut de la langue en tant que langue populaire des jeunes et la proximité typologique entre l’anglais et le néerlandais, qui compenseraient pour la différence quantitative de l’anglais. Une question qui fait surface est évidemment : que faut-il faire quand les facteurs de type extracurriculaire ne sont pas, ou dans une moindre mesure présents ? Rappelons que le plan didactique pour l’enseignement néerlandophone communal à Bruxelles est bien identique en comparaison du plan didactique de l’enseignement néerlandophone communal en Flandre, mais le statut des langues, comme mentionné ci-dessus ne l’est pas : l’input de la langue française à Bruxelles est supérieur à celui de l’anglais, alors comment exiger les mêmes compétences finales ? Force est de constater que divers auteurs prônent la flexibilité de l’enseignant : selon Boogaards l’intervention de l’enseignant se définit en terme de négociation et d’ajustement : &lt;i style=""&gt;« on n’est bon professeur que par rapport à des apprenants déterminés et dans une situation donnée »&lt;a style="" href="#_ftn11" name="_ftnref11" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[11]&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt; Porquier &amp;amp; Py estiment que dans le cas d’acquisition en milieu social, il faut tenir compte des dimensions socioculturelles et psycho-sociales qui ne sont pas a priori préétablis&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;6&lt;/span&gt;. Ces dimensions sont étroitement liées aux paramètres langagiers. Il s’ensuit que le paramètre d’apprenant doit bel et bien être pris en considération, et la situation bruxelloise en est une preuve.&lt;br /&gt;Pour ce qui est des manuels FLE (français langue étrangère) et ALE (anglais langue étrangère), la recherche aboutit à la conclusion que les contenus des manuels FLE paraissent mieux adaptés aux exigences des programmes. En outre, l’enseignement du FLE s’oriente vers des méthodes réalisées par et pour des flamands, tandis que l’enseignement ALE opte pour une méthode internationale. On a donc affaire a deux stratégies différentes. Finalement, la pratique didactique ne révèle aucune différence pour les cours de FLE et ALE. &lt;a style="" href="#_ftn12" name="_ftnref12" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[12]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Afin de mesurer l’impact des facteurs socio-psychologiques&lt;a style="" href="#_ftn13" name="_ftnref13" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[13]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, deux questionnaires parallèles pour le français et l’anglais ont été fournis aux étudiants, comprenant une série de questions à propos de leur attitude envers les langues étrangères, les cours de français et anglais, leur motivation et leur autoévaluation. Trente-quatre questions ont été posées aux enseignants au cours d’interviews portant sur  l’attitude envers leur propre branche, leur méthode d’enseigner et le matériel didactique et finalement leur attitude envers les élèves. Kail&lt;a style="" href="#_ftn14" name="_ftnref14" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[14]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; lui aussi fait mention de certains facteurs externes qui influent le processus d’apprentissages parmi lesquels on retrouve également la motivation et les attitudes de l’apprenant. Boogaards consacre également de l’attention au sujet de l’attitude/motivation.&lt;br /&gt;Les conclusions de l’étude comparative révèlent que l’attitude et la motivation globales des élèves sont plus positives envers l’anglais. Ici, il est également possible de relever un « problème », à savoir la hétérogénéité des résultats qui affleure. L’impact du poids de l’enseignant et du milieu scolaire est avancé comme explication possible en ce qui concerne le français. Pour l’anglais par contre cette hétérogénéité est neutralisée par son double rôle : cette langue est à la fois une langue étrangère et une langue de la culture de jeunesse. Ceci peut être expliqué en évoquant deux termes que l’on retrouve dans la théorie de Gardner et Lambert&lt;a style="" href="#_ftn15" name="_ftnref15" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[15]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. D’une part on a la motivation intégrative et d’autre part on retrouve la motivation instrumentale. Les deux termes se distinguent l’un de l’autre par le fait que l’aspect instrumental fait surface lorsque l’apprenant souhaite en apprendre davantage sur l’autre communauté culturelle. La motivation est dite instrumentale quand l’apprenant a intérêt d’apprendre cette langue en raison de sa valeur utilitaire. En l’occurrence, on pourrait bel et bien conclure que l’anglais l’emporte sur les deux plans. Boogaards mentionne que la motivation intégrative mènerait aux meilleurs résultats dans l’apprentissage d’une langue étrangère. Force est de constater que Houssen-Janssens-Pierrard évoque le statut de l’anglais en tant que langue culturelle à maintes reprises, donc il me semble que ce facteur est pertinent sinon décisif au niveau des résultats par rapport au français. En outre, cela expliquerait les différentes attitudes d’un élève bruxellois envers l’anglais, ainsi établissant à mon humble avis une relation causale.&lt;br /&gt;Pour terminer ce deuxième facteur on note également que l’attitude des professeurs de français et d’anglais envers leur tâche d’enseignement, leurs cours et leurs élèves s’avère très similaire. Le dernier facteur « performances langagières » consiste en une comparaison entre les aspects de la compréhension orale et écrite, la production orale et écrite et les compétences métalinguistiques.&lt;a style="" href="#_ftn16" name="_ftnref16" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[16]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Pour l’évaluation des performances langagières on n’a pas pu avoir recours aux tests existants car ces tests ne sont pas adaptés au public cible et à la nature comparative de l’étude. De plus, ces tests actuels ne distinguent pas les diverses compétences sur lesquelles l’enseignement même se base. Les conclusions s’inscrivent dans les constatations précédentes : les résultats sont en faveur de l’anglais, qui affiche de meilleurs résultats statistiques pour chaque compétence. Deux réservations s’imposent : d’abord il faut remarquer que l’on retrouve des cas particuliers d’une performance supérieure en français, surtout au niveau du test écrit où les élèves ont été demandé d’écrire une lettre formelle, et au niveau du test oral, plus spécifique, quand la variété langagière qui domine en classe est utilisée. Ceci démontre que l’activation des compétences qui sont étroitement liées au curriculum français obtiennent de meilleurs résultats. Une deuxième glose évoque une fois de plus l’hétérogénéité par rapport au français, mentionnée ci-dessus. Cette hétérogénéité est également absente en ce qui concerne l’anglais, et de nouveau on renvoie à l’input extracurriculaire et à l’analogie typologique entre l’anglais et le néerlandais.&lt;br /&gt;Une deuxième recherche est celle que l’on retrouve dans l’ouvrage de Boogards. Elle rend notamment compte de l’interdépendance entre les facteurs « enseignant », « apprenant » et « situation. », sans pour autant comparer les résultats entre langue A et langue B. Néanmoins il est pertinent de comparer les facteurs mis en jeu par Boogaards avec ceux de Houssen-Janssens-Pierrard, dans le but de montrer une deuxième perspective, notamment sur les facteurs qui pourrait influer sur l’apprentissage d’une langue étrangère. L’annexe 3 nous montre une représentation informelle des relations causales entre les différents facteurs utilisés dans le modèle de Boogaards (figure 3.1), ainsi que un résumé des variables dans l’expérience (tableau 3.2). Force est de constater que ces facteurs diffèrent plutôt de ceux avancés dans la recherche de Houssen-Janssens-Pierrard. Les facteurs d’intelligence, de personnalité, de sexe, de milieu linguistique et des connaissances&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;antérieures en autres langues on été explorés davantage. Les deux expériences rendent néanmoins compte de l’importance des facteurs langagières : Boogaards mesure la compréhension orale, la connaissance de grammaire, et l’expression écrite. Une question qui s’impose automatiquement est pourquoi Boogaards ne met pas en jeu la compréhension écrite et la production orale. Une réponse plausible serait que l’expérience de Boogaards se base sur un échantillonnage différent, à savoir 95 élèves dans un établissement scolaire situé dans la banlieue d’une des grandes villes de l’ouest de Pays-Bas, constituant 4 classes d’élèves âgés d’environ 12 ans. On a donc affaire à une expérience menée à échelle plus petite par rapport à l’échantillonnage de Houssens-Janssens-Pierrard. Les conclusions qui découlent de cette deuxième expérience peuvent être formulées en 5 points. Tout d’abord Boogaards conclue que l’intelligence ne joue pas nécessairement un rôle important dans l’apprentissage d’une langue étrangère, pourvu que les prévisions de l’enseignant ne défavorisent pas les élèves moins intelligents. L’attitude qui a été définie comme &lt;i style=""&gt;le plaisir qu’on prend à l’apprentissage&lt;/i&gt; &lt;a style="" href="#_ftn17" name="_ftnref17" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[17]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;influe fortement sur les résultats. Elle dépend des prévisions de l’enseignant sur les apprenants, et de leur attitude initiale. Renvoyons au statut de l’anglais comme langue plus « populaire » : pourrait-on , sur la base des deux études mentionnées, en conclure qu’il existe en effet une liaison directe entre le statut et les résultats ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;Nouvelle composante introduite par Boogaards est le sexe&lt;a style="" href="#_ftn18" name="_ftnref18" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[18]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; des apprenants. Selon les résultats de son expérience les apprenants féminins prennent plus de plaisir à l’apprentissage des langues étrangères que les apprenants masculins. Si on suit le schéma qui représente les relations causales, cela devrait se traduire en de meilleurs résultats sur le plan de la compréhension orale, de la grammaire et de l’expression écrite. Boogaards termine ses conclusions par les connaissances antérieures de la langue : celles-ci se font -selon lui-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;surtout valoir quand les tâches à accomplir ont un caractère communicatif plutôt que grammatical. A l’instar de l’étude comparative, cette deuxième étude met en exergue quelques problèmes auxquels on est confrontés lors de la recherche dans le domaine de l’apprentissage d’une langue étrangère. Un premier problème se situe au niveau des facteurs qui influeraient sur l’apprentissage : ceux-ci ne sont pas encore définis de façon claire et précise. Ensuite, le niveau d’analyse qu’impose l’étude des situations concrètes s’avère limité. Le chercheur ne dispose pas de moyens adéquats pour décrire des mécanismes tels que les processus cognitifs lorsqu’il observe par exemple une classe de langue. Ainsi, il n’est toujours pas capable d’étudier ce qui lui intéresse en pratique. Le dernier point ‘chaud’ a trait aux moyens techniques qui sont à la disposition du chercheur. Ces techniques, qui consistent surtout en calculs de corrélations et quelques analyses de données, sont incapables de fournir des réponses bien claires et surtout étayées qui s’imposent dans les situations d’apprentissage authentiques. Ainsi, l’hétérogénéité qui affleure de temps à autre dans l’étude comparative de Houssen-Janssens-Pierrard dépend d’un modèle surtout descriptif et exploratoire.&lt;br /&gt;Les perspectives avancées dans les deux études méritent certainement attention, car c’est en vertu de celles-ci que les problèmes avancées pourraient être travaillés. Je subdiviserais ces perspectives en deux catégories : les perspectives en ce qui concerne la méthodologie, proposées par Boogaards, et les perspectives relatives à l’écart entre le français et l’anglais avancées par l’étude comparative. Les résultats de cette étude comparative confirment ou nuancent certaines idées reçues. On constate par exemple que le niveau obtenu correspond globalement pour les deux langues au niveau avancé sur l’échelle des compétences du Conseil de l’Europe, ce qui est contraire à l’idée que la qualité de l’enseignement des langues étrangères serait en baisse. De plus, Ces résultats ne corroborent aucunement l’idée que les cours d’anglais seraient plus communicatifs. A l’inverse, on pourrait bien dire que l’opinion que les attitudes des élèves vis-à-vis l’anglais seraient plus positives qu’envers le français, se ressent dans les résultats, tout comme la rumeur publique que les résultats des élèves seraient supérieurs à ceux du français. Ce dernier point mérite quelques éclaircissements : la différence s’avère moins nette pour les emplois langagiers plus formels et plus abstraits.&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, Houssen-Janssens-Pierrard propose deux options envisageables afin qu’on puisse creuser l’écart entre le FLE et l’ALE : l’extension et l’optimalisation de l’apport curriculaire ou de l’apport extracurriculaire en français pour les élèves flamands. Ce premier apport peut être renforcé soit sur le plan qualitatif (développement de nouvelles stratégies didactiques), soit sur le plan quantitatif (augmenter le nombre d’heures). L’apport extracurriculaire pourrait à son tour être favorisé sur trois plans, à savoir au niveau du cours de français (ex. : encourager l’effort personnel des élèves, favoriser un enseignement plus orienté sur la tâche, se débarrasser de l’image scolaire et traditionnelle du cours de FLE), au niveau de l’école (ex. :stimuler des attitudes positives des élèves envers le FLE, activités culturelles&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;etc.), et au niveau des autorités institutionnelles (ex. : mise en évidence du prestige du français par le gouvernement). Cependant je tiens à souligner que le cours de langue étrangère est (comme le confirment d’ailleurs Boogaards et Houssen-Janssens-Pierrard) étroitement lié à son contexte social. De nouveau, je souhaite mettre en avance l’exemple du contexte bruxellois où l’apport extracurriculaire/curriculaire est à envisager pour me néerlandais, et non pas pour le français. Un exemple pertinent d’une mesure adoptée par la majorité des écoles bruxelloises du réseau communal néerlandophone, est l’interdiction de parler le français en dehors des cours de FLE, en faveur du néerlandais&lt;a style="" href="#_ftn19" name="_ftnref19" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[19]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Il va de soi, que malgré les bonnes intentions de cette mesure, cette interdiction laisse beaucoup à désirer : comment contrôler les élèves sur la cour de récréation où tout le monde parle la langue qu’il ou elle veut ?&lt;br /&gt;Les perspectives par rapport à la méthodologie naissent sous forme de conseils de la part de Boogaards. Il préconise une approche intégrée qui consiste à mélanger l’étude des facteurs isolés avec l’examen de situations authentiques. Ensuite, il conseille de puiser des données dans d’autres domaines que celui de la statistique. Ainsi, le domaine des sciences sociales aurait une sensibilité aux question épistémologiques mieux développées qu’en didactique de langue. Bref, il faut aller à la recherche d’instruments plus sophistiqués.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;Il est donc plus que clair que les recherches à propos des statuts de certaines langues étrangères et leur apprentissage relèvent d’une kyrielle de facteurs décrits par plusieurs auteurs. Certes, les problèmes rencontrés lors des deux recherches que je viens de décrire indiquent le besoin de mieux circonscrire ces facteurs et d’améliorer la méthodologie. Néanmoins une affirmation sur laquelle un consensus semble être atteint, c’est que l’adaptation est primordiale dans l’enseignement. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;« &lt;i style=""&gt;concreet betekent dit dat de leerkracht bij het voorbereiden van z’n lessen het beheersen van de vaardigheden zal relativeren en accentueren in functie van de reeële waarde voor z’n leerlingen »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;Cet extrait du plan didactique, vaut non seulement pour la Flandre, mais également pour n’importe quel contexte d’appropriation guidée, ce qui motive d’ailleurs mes références au contexte bruxellois. Pour ce qui est de l’anglais face au français en Flandre, la situation actuelle semble « souffrir » en quelque sorte des idées reçues, ce qui influe sur les statuts des deux langues, qui sont – comme indiqué - déjà assez difficiles à définir. L’étude comparative de Houssen-Janssens-Pierrard semble donc être une bonne première initiative pour mieux circonscrire les deux langues en contexte d’enseignement. A terme, les perspectives proposées pourraient bel et bien favoriser les plans didactiques formulés par chaque réseau d’enseignement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;4301 mots&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;Bibliographie&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;HENDRIX, Liesbeth (2002&lt;i style=""&gt;), l’impact du monde d’implémentation de l’enseignement grammatical sur l’appropriation des compétences langagières en langue seconde. &lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;BOOGAARDS,P.,1993, &lt;i style=""&gt;Aptitude et affectivité dans l’apprentissage des langues étrangères&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;HOUSEN, A., JANSSENS, S., PIERRARD, M., 2003, &lt;i style=""&gt;le français face à l’anglais dans les écoles secondaires en Flandre. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;KAIL, M., FAYOL,M. &amp;amp; BERNICOT,J., 2000, &lt;i style=""&gt;l’acquisition du langage II&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;PORQUIER,R. &amp;amp; PY, B. (2005): &lt;i style=""&gt;apprentissage d’une langue étrangère: contextes &amp;amp; discours&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR"&gt;&lt;br /&gt; &lt;!--[if !supportLineBreakNewLine]--&gt;&lt;br /&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br /&gt;  &lt;hr align="left" width="33%" size="1"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div style="" id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; Voir annexe 1: Extraits rapport VDAB 2008&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; HENDRIX, Liesbeth (2002), l’impact du monde d’implémentation de l’enseignement grammatical sur l’appropriation des compétences langagières en langue seconde. Chapitre 2 pp.46-54&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; BOOGAARDS,P.,1993, Aptitude et affectivité dans l’apprentissage des langues étrangères, pp. 22&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; BOOGAARDS,P.,1993, Aptitude et affectivité dans l’apprentissage des langues étrangères, pp. 30&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn5"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; Housen, A., Janssens, S., Pierrard, M., 2003, le français face à l’anglais dans les écoles secondaires en Flandre. pp.3&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn6"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;PORQUIER,R. &amp;amp; PY, B. (2005): apprentissage d’une langue étrangère: contextes &amp;amp; discours: pp.50-53&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn7"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref7" name="_ftn7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Annexe 2: plan didactique GO: leerplan eerste graad ASO 97022&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn8"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref8" name="_ftn8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Housen, A., Janssens, S., Pierrard, M., 2003, le français face à l’anglais dans les écoles secondaires en Flandre. pp.4&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn9"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref9" name="_ftn9" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Annexe 2: plan didactique GO: leerplan eerste graad ASO 97022&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pp.2&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn10"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref10" name="_ftn10" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Housen, A., Janssens, S., Pierrard, M., 2003, le français face à l’anglais dans les écoles secondaires en Flandre. pp.12&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn11"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref11" name="_ftn11" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[11]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; BOOGAARDS,P.,1993, Aptitude et affectivité dans l’apprentissage des langues étrangères, pp. 103&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn12"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref12" name="_ftn12" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[12]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Housen, A., Janssens, S., Pierrard, M., 2003, le français face à l’anglais dans les écoles secondaires en Flandre. pp.18-19&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn13"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref13" name="_ftn13" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[13]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Housen, A., Janssens, S., Pierrard, M., 2003, le français face à l’anglais dans les écoles secondaires en Flandre. chapitre 4&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn14"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref14" name="_ftn14" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[14]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; KAIL, M., FAYOL,M. &amp;amp; BERNICOT,J., 2000, l’acquisition du langage II, pp.235&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn15"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref15" name="_ftn15" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[15]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;BOOGAARDS,P.,1993, Aptitude et affectivité dans l’apprentissage des langues étrangères, pp. 53&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn16"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref16" name="_ftn16" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[16]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Housen, A., Janssens, S., Pierrard, M., 2003, le français face à l’anglais dans les écoles secondaires en Flandre. chapitre 5&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn17"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref17" name="_ftn17" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[17]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;BOOGAARDS,P.,1993, Aptitude et affectivité dans l’apprentissage des langues étrangères, pp. 147-159&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn18"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref18" name="_ftn18" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[18]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;span lang="FR"&gt;BOOGAARDS,P.,1993, Aptitude et affectivité dans l’apprentissage des langues étrangères, pp. 81&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn19"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref19" name="_ftn19" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;[19]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Annexe 4: &lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;4.1“leefregels KA Emanuel Hiel” et 4.2. ”Leefregels KA Etterbeek”&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-6k0zdR68Oyc/Tr6sPLsnPfI/AAAAAAAAATU/4gceQJeO6No/s1600/IMG_4895.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 244px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-6k0zdR68Oyc/Tr6sPLsnPfI/AAAAAAAAATU/4gceQJeO6No/s320/IMG_4895.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674161957371330034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-5281737477449122456?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/5281737477449122456/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=5281737477449122456' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/5281737477449122456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/5281737477449122456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2010/01/lapprenant-et-le-marche-des-langues.html' title='l’apprenant et le marché des langues étrangères'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-6k0zdR68Oyc/Tr6sPLsnPfI/AAAAAAAAATU/4gceQJeO6No/s72-c/IMG_4895.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-901622390679085830</id><published>2009-11-29T05:47:00.000-08:00</published><updated>2011-11-12T09:31:51.602-08:00</updated><title type='text'>Dimension psycholinguistique de l’acquisition d’une L2 – processus d’acquisition d’une L2 et rôle de la L1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-g5R6OZE5uBI/Tr6tg6CW5II/AAAAAAAAATs/Z3PfUFFT37A/s1600/Untitled.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 262px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-g5R6OZE5uBI/Tr6tg6CW5II/AAAAAAAAATs/Z3PfUFFT37A/s320/Untitled.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674163361379968130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;BESSE Henri, PORQUIER Rémy (1984), Grammaire et didactique des langues&lt;br /&gt;GAONAC’H Daniel (1991, 2003), Théories d’apprentissage et acquisition d’une langue étrangère&lt;br /&gt;PERDUE Clive &amp; GAONAC’H Daniel (2000), Acquisition des langues secondes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin d’éclaircir certaines notions de base expliquées à travers les ouvrages cités ci-dessus, je mettrai en exergue ma propre expérience professionnelle en tant que professeur à Schaarbeek, dans le but de fournir quelques exemples pertinents qui aideront à mettre la théorie proposée à l’épreuve.&lt;br /&gt;Le concept de base « appropriation » peut être illustré en s’appuyant sur l’exemple d’un élève néerlandophone qui peut se servir uniquement du passé composé pour relater des évènements situés dans le passé.  &lt;br /&gt;Au fil des leçons, le thème de l’imparfait sera introduit en classe, et à ce propos les termes « assimilation » et « accommodation » affleurent  : dans un premier temps, la différence entre l’imparfait et le passé composé est expliquée. Les règles générales qui expliquent l’usage et la morphologie de l’imparfait constituent donc les données à saisir. Ensuite, afin de faciliter l’assimilation de ce principe, un exercice écrit est proposé aux étudiants, qui appliquent la règle spécifique sur l’emploi du passé composé et de l’imparfait. L’intégration de ces nouvelles données est désormais mise en œuvre. Finalement, par le biais de ce qu’on appelle le processus d’assimilation/accommodation, le principe de l’imparfait est adapté à la connaissance antérieure qui  se réduisait  jusque là au passé composé pour construire  des énoncés au passé. Un dialogue improvisé, présenté devant la classe une semaine plus tard, indique que les deux temps du passé sont parfois employés à tort et à travers et que certaines phrases contiennent des constructions amalgamées telles que « il faisait beau et grand-mère a fait la vaisselle, quand tout à coup un voleur est entré ». l L’interlangue  des élèves s’est bel et bien développée grâce à l’apport des nouvelles données (à savoir : les règles de l’imparfait), or cette interlangue se trouve dans un état de déséquilibre transitoire qu’on peut considérer comme un palier de développement . Le terme constructivisme est alors employé pour nommer ce cheminement qui peut être travaillé sur deux niveaux, à savoir, le niveau de la saisie et le niveau du traitement. &lt;br /&gt;Ce constructivisme est étroitement lié au concept de « fautes ». Selon Levelt  une faute  s’explique par la façon dont nous gérons les opérations morphologiques dans la production en temps limité et par le décalage entre le rythme d’élaboration interne du discours et le rythme de production de celui-ci. Par conséquent, un élève qui vient d’apprendre une nouvelle opération morphologique telle que l’imparfait, fera moins de fautes à mesure que cette opération devient plus automatisée, libérant ainsi plus de capacité cognitive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il est intéressant de constater que l’on  cite un ensemble pédagogique qui intègre les principes et les pratiques découlant de cette dimension psycholinguistique. Néanmoins, la deuxième règle du jeu pour l’enseignant/apprenant « choisissez, en accord avec les apprenants, les activités qui correspondent le mieux à vos possibilités/désirs/besoins » semble un tant soit peu plus complexe en pratique. La situation à Bruxelles, et plus particulièrement à Schaarbeek, est la parfaite illustration  d’étudiants chacun possédant son propre arrière-plan ethnique et donc sa propre L1. Il est donc certainement raisonnable de supposer que les besoins des élèves francophones, vis-à-vis de l’apprentissage du français dans une école néerlandophone, diffère beaucoup des élèves qui ont comme langue maternelle le turc, l’espagnol ou encore le néerlandais. La méthode contrastive  devient dès lors plus difficile à appliquer : comment se référer à la L1 d’un group si hétérogène ? &lt;br /&gt;Une faute telle que « have he enough books » qui est– selon Richards - une décalque de l’inversion typique pour le français : « a-t-il assez de livres », ne sera commise que par la partie de la classe qui a le français comme L1 ou L2 et devient par conséquent moins pertinente pour les élèves turcs qui commettront plutôt la faute « books has he enough », en référence à la syntaxe de leur L1. En outre, cette analyse risque de favoriser l’interférence en insistant sur les similitudes entre les deux langues ou leurs différences. &lt;br /&gt;La soi-disant fossilisation /pidginisation est un terme particulièrement intéressant si on applique ce phénomène au niveau individuel. Il peut facilement s’inscrire dans le contexte bruxellois axé sur l’enseignement néerlandophone où la fossilisation du néerlandais est phénomène courant lorsque l’élève termine ses études. Un élève qui parle le turc comme L1 et le français comme L2, perd souvent l’utilité du néerlandais pour deux raisons :&lt;br /&gt;A) La personne n’a pas besoin de cette langue pour communiquer avec son environnement.&lt;br /&gt;B) La personne se référera automatiquement au français comme langue culturelle. (cinéma, émissions télévisées etc.)&lt;br /&gt;L’ancien élève a perdu une grande partie de l’impulsion d’apprendre  et  ne dispose en outre plus de suffisamment de données potentiellement traitables.  Force est donc de constater que deux facteurs externes, à savoir la motivation et l’attitude vis-à-vis de la L2 peuvent favoriser la fossilisation au sein d’une communauté. &lt;br /&gt;Pour ce qui est de la pidginisation, celle-ci se ressent notamment dans le langage quotidien des jeunes ; la phrase typique “cousin aksam napion mec” qui signifie « cousin dis-moi, que fais-tu ce soir mec »  est le résultat de l’environnement français qui déteint sur la génération turque à Bruxelles et démontre une forme rudimentaire de la pidginisation. On retrouve également des traces du néerlandais dans ce stade infantile de pidginisation : « Meneer, ik heb daarnet zitten trichen en mijn hart deed düm tek tek ». Il est clair que le verbe « trichen » est dérivé du verbe français « tricher » tandis que le groupe de mots « düm tek tek » est une onomatopée turque représentant le « battement du cœur ».&lt;br /&gt;Etant donné le caractère hétérogène de l’enseignement institutionnel néerlandophone à Bruxelles, on pourrait conclure que la méthode contrastive semble moins appropriée pour la situation bruxelloise, où on retrouve déjà des traces indéniables de fossilisation et même de pidginisation. De plus, recourir à la langue française dans le but d’éclaircir certains points communs avec une autre langue risque de susciter l’effet contraire, vu que l’hétérogénéité du groupe implique des niveaux de français (en tant que L1 ou L2) différents.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-901622390679085830?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/901622390679085830/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=901622390679085830' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/901622390679085830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/901622390679085830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2009/11/dimension-psycholinguistique-de.html' title='Dimension psycholinguistique de l’acquisition d’une L2 – processus d’acquisition d’une L2 et rôle de la L1'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-g5R6OZE5uBI/Tr6tg6CW5II/AAAAAAAAATs/Z3PfUFFT37A/s72-c/Untitled.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-2327628872278383314</id><published>2009-07-06T12:24:00.000-07:00</published><updated>2011-11-12T09:32:16.311-08:00</updated><title type='text'>and so the lamb sheds its skin?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-XhM_JHQvXbQ/Tr6s0vLL5BI/AAAAAAAAATg/bslKCOrCQzE/s1600/IMG_4499a.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 281px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-XhM_JHQvXbQ/Tr6s0vLL5BI/AAAAAAAAATg/bslKCOrCQzE/s320/IMG_4499a.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674162602549961746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Passé un certain âge, lire détourne trop l’esprit de ses activités créatrices.  Un homme qui lit trop et qui fait trop peu d’efforts cérébraux prend vite des habitudes de paresse d’esprit. » &lt;br /&gt;[A. EINSTEIN (1879-1955)]&lt;br /&gt;La littérature, et donc inévitablement la lecture, est une monolithe d’activité intellectuelle selon une kyrielle d’auteurs. Voltaire affirmait que c’est par le livre qu’on a fait progresser la société et Jean Cocteau était d’avis qu’un bon livre est celui qui amène le lecteur à se poser des questions. L’opinion du physicien renommé Einstein s’oppose clairement à ces idées : d’après lui, le livre abrutit la masse.&lt;br /&gt;Afin de bien comprendre la position d’Einstein, il faut remettre cette affirmation dans son contexte: durant la première moitié du 20e siècle, l’avancée fulgurante des découvertes scientifiques et technologiques va favoriser la diffusion des œuvres imprimées. C’est dans ces conditions que naissent le « livre de poche » et le « best-seller » qui accentuent l’idée « d’objet jetable » : grâce à son prix modique, la littérature devient un loisir accessible à tous ! On assiste alors à la naissance du roman de colportage, de l’édition populaire et du roman « de gare » qui nous permet de nous évader au lieu de nous plonger dans une activité intellectuelle intense. De nos jours, ce phénomène est encore d’actualité, pensons à la prolifération de magazines peoples ou de romans érotiques.&lt;br /&gt;Mais la littérature peut revêtir d’autres fonctions encore : pensons au Califat de Cordoba au Moyen-Âge où les moines de l’époque traduisaient les œuvres de l’Antiquité pour les envahisseurs arabes, le but étant la préservation de leur culture occidentale. Ainsi on introduisait la pensée grecque qui à son tour se mélangeait avec la culture orientale et constituait le fondement de la civilisation moderne. La littérature a donc fait progresser la société. Les recherches d’Einstein, se sont d’ailleurs forcément basées sur la littérature scientifique. De plus, les théories de base de la science ‘newtonienne’, qui ont été largement diffusées grâce à la transmission écrite, font actuellement partie de la formation de base des scientifiques. &lt;br /&gt;Il est vrai que lorsque l’on fait sa scolarité jusqu’à un certain âge,  la lecture pourrait être considérée comme une activité créatrice. L’enseignement primaire fait souvent usage de récits simples tels que les contes de fées qui servent de base pour l’enrichissement de vocabulaire des écoliers. La lecture d’un roman comme devoir dans l’enseignement secondaire mène souvent à une dissertation qu’il faut ensuite présenter devant la classe, ce qui permet aux étudiants d’améliorer leur vocabulaire et de se forger une opinion. Mais lorsque l’on cesse d’être étudiant, la littérature cesse-t-elle de nous servir d’outil qui mène à la réflexion et surtout à la création? Un contre-argument pour le critère d’âge que le célèbre physicien avance dans sa citation, pourrait être que la littérature nous permet de développer nos connaissances, dans des domaines plus spécialisés où notre formation s’avère insuffisante. La littérature devient alors un moyen de se cultiver.&lt;br /&gt;Il est donc clair que la citation d’Einstein s’inscrit spécifiquement dans son contexte historique. Néanmoins il faut tenir compte du fait que la lecture se décline de différentes manières: on peut bien entendu lire pour se détendre et ainsi éviter des efforts cérébraux trop exigeants, mais il est également possible de lire dans le but de se cultiver. Par ailleurs, le livre a amplement contribué à la formation de la civilisation. Chacun décide donc pour soi de l’utilité qu’il accorde à cette activité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-2327628872278383314?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/2327628872278383314/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=2327628872278383314' title='1 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/2327628872278383314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/2327628872278383314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2009/07/letting-go.html' title='and so the lamb sheds its skin?'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-XhM_JHQvXbQ/Tr6s0vLL5BI/AAAAAAAAATg/bslKCOrCQzE/s72-c/IMG_4499a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-2141340693522140227</id><published>2009-04-14T11:48:00.000-07:00</published><updated>2011-11-12T09:39:13.827-08:00</updated><title type='text'>Beauty nor Beast</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-ZavwxQG4nSM/Tr6vDI7ZzcI/AAAAAAAAAVA/HDJStDvj46M/s1600/IMG_4392.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 314px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-ZavwxQG4nSM/Tr6vDI7ZzcI/AAAAAAAAAVA/HDJStDvj46M/s320/IMG_4392.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674165049004510658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’extrait analysé dans ce commentaire composé contient tous les ingrédients d’une bonne soupe ‘nothombienne’, servie sous forme de son sixième roman « Attentat». Cet ouvrage nous présente une version moderne, mais surtout satirique de célèbres contes tels que « la Belle et la Bête » et « Notre-Dame de Paris ». Amélie Nothomb prend le thème de la beauté comme axe principal, et y rajoute ses propres ingrédients afin de concocter un potage satirique qui se moque un peu des personnages masculins comme Quasimodo ou Cyrano de Bergerac. Afin de rendre son histoire un tant soit peu satirique, l’auteur installe un contraste entre la laideur masculine et la beauté absolue de la femme en valeur, en saupoudrant le récit d’épices corsées. Ces soi-disant ingrédients ‘nothombiens’ se ressentent non seulement dans les pensées et les actions des personnages, mais également dans le langage employé. Pour bien comprendre pourquoi et comment ces éléments donnent une notion satirique à l’histoire, ils seront relevés et analysés d’après les quatre grands événements principaux de cet extrait.&lt;br /&gt;   Au cours de l’épisode scruté nous rencontrons trois personnages, les protagonistes : Epiphane Otos et l’objet de son affection, Éthel, qui est accompagnée par son copain Xavier. Une comparaison avec l’histoire célèbre de Quasimodo mise au jour par Victor Hugo s’impose immédiatement : Nothomb créa son propre Quasimodo en brossant le personnage d’Epiphane, tandis que le rôle de la tzigane Esmeralda est rempli par Éthel.  &lt;br /&gt;Au commencement de l’épisode, l’écrivaine belge décrit comment l’homme le plus laid au monde assiste à la première d’un film dans lequel joue son grand amour Éthel, à ce moment de l’histoire avec un artiste nommé Xavier. Le film en question s’avère être un navet  et c’est dans ce fait qu’Amélie Nothomb puise un certain degré d’ironie pour démontrer l’hypocrisie masculine : au début de la scène en question Epiphane Otos refuse d’accepter la nullité du film et créa ses propres valeurs de beauté autour de l’œuvre. A ce titre, le monde d’Epiphane en devient un en noir et blanc. D’un côté nous retrouvons la beauté absolue d’Éthel qui transperce l’écran. Epiphane se sert d’images bibliques en adéquation avec la perfection de son objet d’affection, allant de l’appeler une vierge du peintre Hans Memling jusqu’à lui accorder le statut d’un ange auréolé. La femme est mise sur un piédestal divin grâce à ces comparaisons.&lt;br /&gt; De l’autre côté, nous ne retrouvons absolument rien. La médiocrité du film en question est complètement ignorée et chaque trace qui renvoie à  cette nullité est méprisée. Epiphane manifeste une intolérance et même une agressivité envers les choses inclassables sous le dénominateur de beauté parfaite ou laideur odieuse. Dans l’extrait commenté, cette manifestation d’agressivité se dirige vers le public : « La plupart des gens ne contiennent pas ou peu de substance » est sa conclusion. Celle-ci découle de sa théorie selon laquelle il y a pire que la laideur : la normalité. Cette théorie représente en fin de compte la tour d’ivoire de sa vie qui redéfinit les critères de beauté à sa guise, sans tenir compte du reste du monde qui paraît banal à ses yeux. Ces premiers ingrédients ‘nothombiens’ introduisent l’élément satirique: est-ce la société  qui fait en sorte que cette théorie affleure en Epiphane ? N’est-ce pas une critique justifiée sur le monde qui craint d’afficher une opinion opposée à celle qu’il aurait dû avoir ? Ceci est un thème récurrent à travers le roman. Amélie Nothomb met en cause le concept d’ « avis » et force le lecteur s’interroger afin de savoir si son avis est le fruit d’une réflexion individuelle ou tout simplement la preuve d’une conformité selon les règles générales de notre société.&lt;br /&gt; Le événement suivant se déroule après la séance. Éthel, Epiphane et Xavier sont assis autour d’une table et discutent du film. Xavier, qui partage l’opinion du public que le film est mauvais, représente le monde de la banalité qu’Epiphane méprise tant. Ce mépris est exprimé à travers un dialogue où notre Quasimodo lui reproche de s’être endormi pendant le film et ainsi de ne pas avoir accordé l’attention que mérite la beauté sublime liée à l’objet sa flamme, Éthel. A nouveau, Epiphane impose ses propres valeurs et théories tordues, à savoir que, même dans la laideur, on doit être capable de discerner la beauté qui mérite la dévotion absolue. Il impose ces valeurs sans tenir compte de l’opinion des autres: « Chacun ses goûts non ? Tu as le droit d’aimer, j’ai le droit de ne pas aimer » « vous n’aviez pas le droit de ne pas regarder ce film ». Ici, Nothomb nous montre un duel métaphorique entre deux chevaliers : on a le provocateur Epiphane qui, malgré sa laideur extérieure défend son amour avec ardeur tout en maintenant un degré d’éloquence envers son adversaire en le vouvoyant. Opposé à Epiphane, on retrouve le personnage de Xavier qui manie un langage assez grossier (« merde », « c’était chiant », « On s’en fout »), mais qui possède, par contre,  un physique plus appétissant. La comparaison entre Quasimodo et son concurrent affleure à nouveau, sauf que le Quasimodo d’Amélie Nothomb s’avère être l’agitateur. Les deux ‘chevaliers’ ont des défauts qui surpassent la dualité classique de la beauté et de la laideur. C’est en vertu de ses propres théories insolites qu’Epiphane provoque le chevalier Xavier qui , à son tour, néglige la fille qui l’aime. Amélie Nothomb montre donc l’hypocrisie masculine indépendante du physique. Par contre, le statut de « madone » qu’Éthel possède dans ce récit demeure inchangé. Le contraste « laideur masculine » et « beauté féminine » est encore renforcé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le dernier événement qui met le contraste en évidence se passe au téléphone. Lorsqu’Éthel avoue à Epiphane qu’elle n’approuve pas le comportement de son copain et qu’elle veut rompre, notre Quasimodo ressent une joie extrême. Les mots employés ici sont si bien agencés qu’on voit la dualité sans trop y réfléchir: Éthel « pleure » au téléphone et elle parle de la « souffrance » qu’elle devra affronter après une « rupture ». Par contre, Epiphane « bouillit de joie » en entendant son discours, et n’est que lacéré par le fait qu’Éthel avoue qu’elle est amoureuse de Xavier. Les mots reflètent l’hypocrisie masculine : il y a une différence nette entre ce qu’Epiphane dit à Éthel et ce qu’il ressent.  Dans cette optique on peut bien dire que Nothomb déclare que la beauté intérieure de l’homme laid est un phénomène surfait et que l’hypocrisie reste une valeur universelle indépendamment du fait qu’on soit beau ou laid.&lt;br /&gt;Amélie Nothomb nous présente assez d’ingrédients propres à son style pour renforcer le contraste entre laideur masculine et beauté féminine : l’arrogance dont notre protagoniste laid fait preuve lorsqu’il formule des théories impitoyables sur la beauté, l’agression qui découle de ces théories et l’hypocrisie cachée dans les paroles au téléphone sont les ingrédients les plus visibles à travers l’histoire et qui ont été mis en valeur dans l’extrait proposé. Le vocabulaire soutenu du principal acteur est un autre ingrédient ‘nothombien’ qui mérite mention : Il renvoie souvent à des thèmes mythologiques et est plus subtile, mais certainement pas moins pertinent. L’auteur donne à son personnage le don de l’éloquence comme l’avait Cyrano de Bergerac, mais la façon dont ses mots sont employés dans notre fragment a une double fonction. D’une part, ces mots servent à souligner la splendeur féminine d’Éthel, mais d’autre part ils renforcent le cynisme du personnage envers tout le monde autre que sa flamme.   &lt;br /&gt;Nothomb pose un grand point de interrogation après l’équation « extérieur beau = intérieur laid » et remplace l’idée d’un héros laid au cœur d’or par un personnage cynique qui méprise la réalité et qui mène une sorte de lutte pour la  laideur en proclamant des thèses surprenantes comme le fait qu’une personne doit être d’une extrême laideur afin d’apprécier la beauté. Comme Quasimodo ou  Cyrano, le héros tombe amoureux d’une vraie beauté, mais la comparaison s’arrête là. Le personnage de Nothomb concrétise ses théories durant toute l’histoire et force le lecteur de se poser la question métaphysique : d’où vient l’équation mentionnée ci-dessus ? Et surtout : Est-ce la laideur qui fait un attentat sur la beauté ou inversement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Commentaire composé: Amélie Nothomb “Attentat”: pp. 106-111&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-Kb_gvXvaZes/Tr6vLZuULII/AAAAAAAAAVM/ftSlJfH-SGI/s1600/IMG_4225%2B%25282%2529.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 186px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Kb_gvXvaZes/Tr6vLZuULII/AAAAAAAAAVM/ftSlJfH-SGI/s320/IMG_4225%2B%25282%2529.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674165190951971970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-2141340693522140227?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/2141340693522140227/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=2141340693522140227' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/2141340693522140227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/2141340693522140227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2009/04/beauty-nor-beast.html' title='Beauty nor Beast'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ZavwxQG4nSM/Tr6vDI7ZzcI/AAAAAAAAAVA/HDJStDvj46M/s72-c/IMG_4392.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-6922171668891272275</id><published>2009-03-29T04:56:00.000-07:00</published><updated>2009-03-29T14:47:16.723-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/Sc9jHsOj4SI/AAAAAAAAAKM/PeBlmn_cq4I/s1600-h/humolicious+(18).jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/Sc9jHsOj4SI/AAAAAAAAAKM/PeBlmn_cq4I/s320/humolicious+(18).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318578668730310946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                               And thinking of her&lt;br /&gt;                               Sweet sleep overcame me&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                               I am your master&lt;br /&gt;                               See your heart&lt;br /&gt;                               And of this burning heart&lt;br /&gt;                               Your heart&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                               Obediently eats.&lt;br /&gt;                               Weeping, I saw him then depart from me.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                               Joy is converted&lt;br /&gt;                               To bitterest tears&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                               I am in peace&lt;br /&gt;                               My heart&lt;br /&gt;                               I am in peace&lt;br /&gt;                               See my heart&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-6922171668891272275?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/6922171668891272275/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=6922171668891272275' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/6922171668891272275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/6922171668891272275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2009/03/and-thinking-of-her-sweet-sleep.html' title=''/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/Sc9jHsOj4SI/AAAAAAAAAKM/PeBlmn_cq4I/s72-c/humolicious+(18).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-3812746264145154862</id><published>2009-03-29T04:39:00.000-07:00</published><updated>2011-11-12T09:41:16.807-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>It is found again.&lt;br /&gt;What? Eternity.&lt;br /&gt;It is the sea&lt;br /&gt;Gone with the sun. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Rimbaud)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-knbF7Trd3HM/Tr6vsciecnI/AAAAAAAAAVY/oUpLAeIVbLI/s1600/Yves%2B%2526%2BEmiel.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-knbF7Trd3HM/Tr6vsciecnI/AAAAAAAAAVY/oUpLAeIVbLI/s320/Yves%2B%2526%2BEmiel.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674165758643303026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-3812746264145154862?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/3812746264145154862/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=3812746264145154862' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/3812746264145154862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/3812746264145154862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2009/03/it-is-found-again.html' title=''/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-knbF7Trd3HM/Tr6vsciecnI/AAAAAAAAAVY/oUpLAeIVbLI/s72-c/Yves%2B%2526%2BEmiel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-7498569397345605149</id><published>2008-12-30T15:21:00.000-08:00</published><updated>2009-03-29T05:04:59.022-07:00</updated><title type='text'>King of the hill</title><content type='html'>Un long dimanche de fiançailles - comparaison Jeunet/Japrisot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Structure générale de l’histoire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire commence par la condamnation à mort de cinq soldats qui se sont infligés des mutilations volontaires. Condamnés à mort par les généraux de l’époque, ils sont jetés dans un « No man’s land », c'est-à-dire: un champ de bataille d’où peu de soldats reviennent vivants. Parmi eux, on retrouve Manech, tout juste vingt ans. En 1919 Mathilde, sa fiancée, a 19 ans. Mathilde refuse de croire à la mort de Manech, et c’est guidée par son obsession amoureuse qu’elle va mener un véritable combat pour retrouver son amant. Ce fond d’ l’intrigue est conservé dans le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre de Japrisot est repartie en 14 chapitres servant de fil conducteur pour le film qui a, comme dans le livre, souvent recours à des flash-back tout en conservant le sens chronologique de l’histoire.&lt;br /&gt;Les lettres qui sont omniprésentes dans le livre ont également été conservées dans la version cinéma, et elles gardent également leur effet dramatique. Par contre, dans les deux versions le narrateur assume un rôle différent : le livre dispose d’un narrateur omniscient qui prend le point de vue de Mathilde ou d’un des condamnés/soldats, tandis que dans le film le narrateur est représenté par une voix, c'est-à-dire une voix traduisant l’état d’esprit de Mathilde et offrant ses commentaires (peut-être s’agit-il du destin-même qui interpelle son public ?). Japrisot dispose bien sûr d’une palette de tournures stylistiques plus élaborée. Il change le ton de son récit selon le flash-black et y adapte donc les structures de phrase. L’exemple le plus clair est lors du passage à l’histoire de Manech (chapitre 1) où le narrateur change brusquement de ton, et devient beaucoup plus subjectif. Ses tournures de phrases deviennent presque agressives. Un deuxième exemple est la scène initiale où est décrit un des condamnés, à savoir Bastoche : on constate une écriture fragmentaire et une juxtaposition de paragraphes brefs lorsque l’histoire de ce « poilu » est décrite. La raison de ce style bien particulier réside dans le fait que Japrisot voulait employer cette interruption du « fil narratif » afin de relever la métaphore du « fil téléphonique » qui est si fragile dans l’histoire au front et auquel Japrisot faisait souvent référence. Ce fil téléphonique (« la seule chose qui nous met en contact avec le monde des vivants » - Sergent Esperanza), est également présent dans la version filmée, mais on y accorde moins d’importance que Japrisot. Bref, assez de marques montrant que Japrisot fait valser ses lecteurs avec les indices qu’il leur laisse entrevoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tout cela, on peut conclure que le film possède une structure de drame moins complexe que celle du livre. Les flash-back sont évidemment encore utilisés ainsi que les lettres, mais ceux-ci sont moins prononcés que dans le livre, où l’on trouve beaucoup plus de variété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des personnages sont conservés et respectés, néanmoins on peut constater quelques différences lorsqu’on plonge dans le monde cinématographique de Jeunet. Le renforcement de quelques personnages a lieu à maintes reprises : le personnage de Tina Lombardi apparaît dans le film, alors qu’il est seulement évoqué dans le livre. Sylvain &amp; Bénédicte (le couple qui prend soin de Mathilde) et l’oncle-avocat de Mathilde bénéficient également d’un rôle plus important. De plus on peut à plusieurs reprises constater de petites discordances entre les traits physiques accordés au personnages par Japrisot et par Jeunet : dans le roman, Célestin Poux est blond et frisé, et a les yeux bleus , alors que dans le film il est brun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux protagonistes de l’histoire filméé diffèrent également du livre ; en ce qui concerne Mathilde, S. Japrisot décrit dans son œuvre un accident de jeunesse qui a mené au fait qu’elle est dans une chaise roulante. Jeunet a décidé pour des raisons pratiques, d’accorder une plus grande liberté à Mathilde (afin de pouvoir introduire des scènes qui se déroulent à Paris) : elle n’est donc pas dans sa chaise roulante, mais elle garde tout de même un handicap : elle est boîteuse. Quant à sa personnalité, le livre cite beaucoup d’exemples où Mathilde peut être grossière, un trait de caractère qui est moins exploré dans le film. Le film mentionne aussi que Mathilde doit faire attention à ne pas dilapider son héritage, tandis que la Mathilde de Japrisot est riche par son père. Le personnage de Manech est mieux conservé, néanmoins quelques détails : le livre décrit clairement comment ce jeune soldat s’est fait sauter la main (entière) dans son acte d’auto-mutilation, mais le film montre que sa main n’est que percée. Il faut aussi remarquer que Jeunet ne mentionne aucunement le vrai nom de Manech (Jean Etcheverry).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thèmes et décors différents&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’œuvre les soldats sont jetés dans le « No man’s land » en plein hiver, ce qui permet à l’auteur d’exploiter le sujet des dures conditions hivernales pendant la guerre, un sujet que Jeunet n’a apparemment pas voulu exploiter, son but étant sans doute de reconstituer l’horreur des tranchées dans sa généralité. Le film est par conséquent beaucoup plus sanglant que l’œuvre, et Jeunet met l’accent sur l’effet choquant et ceci au détriment des émotions qui affleurent plutôt chez Japrisot. Les décors sont également différents : l’action du film ne se déroule pas dans les Landes mais en Bretagne, et les tranchées dans les flash-back ne sont pas couvertes de neige comme elles le sont dans le livre (Japrisot insiste sur cet effet de climat). L’importance des tranchées est d’ailleurs maintenue dans le film ; Jeunet comme Japrisot représentent les soldats comme des individus avec leur histoire et leur propre personnalité. Jeunet va un peu plus loin que Japrisot et nous montre les petites sociétés à l’intérieur des tranchées. Jeunet s’attache à représenter la saleté dans laquelle les soldats évoluaient quotidiennement, leur cohabitation avec les rats et le manque de rationnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit donc très clairement que Jeunet insiste sur les circonstances de la guerre. La preuve irréfutable est le fait qu’il n’a pas peur de montrer la mort au spectateur (les scènes font souvent songer au film « Saving private Ryan » de Spielberg).&lt;br /&gt;Il est sûr que durant tout le film Jeunet se laisse aller à son amour pour la nature, d’une part par les couleurs automnales qu’il utilise. Mais surtout par les prises de vus, les travellings, les plans aériens, les panoramiques, les plongées, les contre plongées, Jeunet exploitera les plus belles prises de vue pour balayer le décor Breton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeunet fait appel à la licence poétique et ajoute ainsi des lieux parisiens dans son film tels que la Gare d’Orsay, l’Opéra et les Halles. En filmant ces lieux la caméra prend une vue panoramique, ce qui nous permet d’apercevoir ces lieux en pleine splendeur. Jeunet met donc en vedette l’importance des lieux, qui fondent avec l’histoire et les couleurs ce qui rend cette beauté presque « triste », vu les circonstances dans lesquelles Mathilde demeure. Le réalisme est d’ailleurs omniprésent dans le film. Non seulement la situation au front est bien restituée, mais la reconstitution du Paris des années 20 est remarquable. Jeunet arrive à saisir une époque et une ambiance et à nous le présenter sous une forme vraisemblable grâce à l’importance attachée à certains détails : les cabines téléphoniques, un restaurant où résonne une musique de l’époque ou la pure simplicité d’un bar. Jeunet nous plonge alors dans l’ambiance de l’après-guerre tout au long du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre lieu auquel Jeunet attache une certaine importance est l’hôpital. Au début du film Mathilde rencontre Daniel Esperanza, un sergent mourant qui pourrait lui donner des informations sur Manech. Cette scène se déroule dans un hôpital dans lequel on retrouver une ambiance plus calme et plus douce que dans le livre. Ici, Jeunet opte pour un climat d’impersonnalité tandis que Japrisot a une approche nettement plus subjective (il décrit de différents personnages dans l’hôpital-même et il règne une véritable atmosphère de « mort »). Le personnage même est également représenté différemment : Esperanza est mourant dans les deux versions, mais dans le livre Japrisot décrit une personne qui souffre (sur le plan physique comme sur le plan mental) bien que le personnage du film est quelqu’un de très gai qui n’arrête pas de plaisanter avec Mathilde. Ceci nous mène immédiatement au thème suivant : l’amertume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est assez clair qu’au cours du film Jeunet traite à la dérision certaines choses qui sont incorporées dans le livre comme étant « sérieuses ».: Le sergent mourant qui se comporte assez joyeusement est le premier exemple qu’on rencontre. Néanmoins une pléthore d’autres exemples implore notre attention, en voici quelques-uns : Mathilde fait mine d’être dans une chaise roulante afin d’attendrir Pierre-Marie pour son aide, tandis que dans le livre Mathilde est toujours dans sa chaise roulante. La question s’impose alors si Jeunet voulait rendre cet élément ostentatoire et peut-être relever le fait éventuel que la Mathilde de Japrisot suscitait indirectement la pitié de nombreuses gens.&lt;br /&gt;Certaines situations ont été filmées d’une façon ludique. En introduisant la technique « caméra des années 20 », (c’est-à-dire une image tremblante et un mouvement des personnages décalé) pour certains flash-back ou scènes qui découlent de l’imagination d’un personnage, Jeunet introduit un composant cynique dans son film : les scènes semblent marrantes bien que les circonstances ne le soient pas . Chez Japrisot on constate également un ton amer, mais manifesté différemment car il ne transgresse jamais la frontière du ridicule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours du film on rencontre souvent de petites références qui diffèrent légèrement du livre: au moment où Mathilde reçoit une lettre d’un quincaillier un anachronisme affleure: la date change en 1900 tandis que l’action se déroule une bonne vingtaine d’années plus tard. L’inscription MMM (petit jeu de mots qui signifie : Manech aime Mathilde) qui témoigne de l’amour « éternelle » entre les deux protagonistes est gravée sur un rocher (film) au lieu du tronc d’un peuplier (livre). La maison de Mathilde est considérée comme petite et conviviale selon Jeunet, mais Japrisot indique clairement qu’il s’agit d’une très belle villa construite par son père. Jeunet apporte donc sa touche personnelle à chaque scène sans trop s’appuyer sur les détails du livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au thème qui relie plus que tout les deux versions : L’amour en est la véritable constante. Cet amour est la seule force qui s’opposera à la guerre dans le film. L’amour se retrouve dans presque tous les personnages mais le seul qui est vraiment relevé, c’est celui de Mathilde et de Manech, Ce qui rend cet amour plutôt intéressant c’est le fait qu’il naît dans l’enfance et qu’il évolue de manière tout aussi enfantine. Ceci est beaucoup plus exploré dans la version écrite. L’exemple le plus frappant est que la renaissance de leur amour commence de la même façon qu’elle naquit ; lorsque Mathilde retrouve Manech (qui est frappé par l’amnésie) il lui pose la même question qu’il posait quand il rencontra Mathilde pour la première fois avant d’être mené au front : « tu ne sais pas marcher ? » (livre) ou « ça ne fait pas mal quand tu marches ? » (film) . Exemple magnifique, car autant de choses et autant de vies ont été détruites au fil de l’histoire, mais le sort laisse quand même une petite lueur d’espoir en donnant l’opportunité à deux amants de recommencer…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/Sc9jo64MHeI/AAAAAAAAAKU/0s_DiFdrkn8/s1600-h/Vautr%C3%A9e1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 239px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/Sc9jo64MHeI/AAAAAAAAAKU/0s_DiFdrkn8/s320/Vautr%C3%A9e1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318579239598693858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est clair que le film n’est pas une simple « traduction » du livre en termes visuels, mais que le film a comme support le livre. Jeunet n’a pas hésité à faire les modifications nécessaire pour rendre son film unique et donner au sujet sa propre touche. Néanmoins le message d’amour est moins clair qu’il ne l’est dans le livre. Le mélange d’humour, de violence et réalisme présent dans le film détruit souvent le message sous-entendu d’espoir et d’amour. Ce n’est qu’à la fin quand Mathilde retrouve son amant et à travers quelques scènes où on voit l’amour naître entre eux que le public est rappelé à ce message. Par contre le livre de Japrisot met l’amour et l’espoir en vedette dans chaque chapitre.&lt;br /&gt;Bref, les deux œuvres ont leurs propres priorités et donc leur propre style et propres atouts. Même si le film est peut-être plus enclin à être catégorisé vers un film historique et n’atteint pas le même niveau de l’histoire d’amour de Japrisot, Jean Pierre Jeunet nous régale tout de même avec une Audrey Tautou puissante qui sait autant dialoguer avec son regard qu’avec ses paroles, et même d’une Jodie Foster qui parle un français impeccable…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-7498569397345605149?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/7498569397345605149/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=7498569397345605149' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/7498569397345605149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/7498569397345605149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/12/king-of-hill.html' title='King of the hill'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/Sc9jo64MHeI/AAAAAAAAAKU/0s_DiFdrkn8/s72-c/Vautr%C3%A9e1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-8430161269386908732</id><published>2008-10-20T12:48:00.000-07:00</published><updated>2011-11-12T09:44:06.102-08:00</updated><title type='text'>Carbon</title><content type='html'>After writing the French story below...it would appear that the protagonist seemed to fulfill my pessimistic view of how "a man with a midas touch" can swiftly switch from gold to carbon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As always, anyone care for a slice of banality?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maximum Warp!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-956g9zRzh00/Tr6wW2mJnnI/AAAAAAAAAVk/w3TomaSNC1w/s1600/doubletroubleAa.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 177px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-956g9zRzh00/Tr6wW2mJnnI/AAAAAAAAAVk/w3TomaSNC1w/s320/doubletroubleAa.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674166487192542834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait bien que la quête du Graal n’a jamais été facile à l’époque où les chevaliers régnaient sur notre monde avec une bravoure incontournable. Aujourd’hui notre précieux Graal bien pondéreux se voit remplacé par un partenaire potentiel (préférablement le moins pondéreux possible) et nos chevaliers braves par l’homme ou la femme qui se prennent la tête en furetant leurs factures écornées. Pour le meilleur ou le pire, votre écrivain s’estime un de ses chevaliers urbains.&lt;br /&gt;Suite à l’échec vécu avec le docteur il y a quelques mois, votre auteur bien déçu en la réalité cruelle de la jungle urbaine s’est retiré sur sa petite île de labeur. Les palmiers de protection sur son île lui fournissaient le paravent nécessaire contre la douleur qui a failli brûler son corps. Ces soi-disant palmiers consistent en le déménagement à Bruxelles, le nouveau boulot en tant que professeur d’anglais à Schaerbeek et le début de nouvelles études en langues romanes à la VUB. Fort des palmiers susceptibles de m’envelopper dans une carapace qui puisse me protéger contre la douleur de la rupture.&lt;br /&gt;Il s’est avéré au fil des temps qu’une rompure n’est jamais facile. Néanmoins, votre auteur se demande de temps en temps ce qui est le plus difficile : la rupture sur soi-même, le processus qui mène au rétablissement de l’esprit ou la nouvelle situation dans laquelle on se trouve une fois que le processus s’est achevé. Nonobstant le fait que cette question demeure sans réponse en ce moment, la vie reprend son cours, et on dispose d’options limitées.&lt;br /&gt;Ainsi on arrive à l’homme à la touche Midas. Afin de mettre en vedette les caractéristiques de cet homme, le récit de notre rencontre et les caractéristiques de cet homme seront omis pour l’unique raison qu’au cours des années, votre auteur a, en vertu de ses expériences vécues, avisé que les détails de ce genre doivent être chéris sans trop les réciter sur un blog burlesque, au risque de les rendre…communs.&lt;br /&gt;Cet homme mentionné représente une petite lueur d’espoir. A savoir, l’espoir que votre auteur soit à nouveau prêt à être sujet aux caprices de la curiosité liée à la recherche d’amour. A cet instant, ceci est le plus important de ses caractéristiques : le fait que l’homme à la touche Midas « me » fait sentir et surtout réfléchir.&lt;br /&gt;Il est temps de quitter l’île.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-8430161269386908732?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/8430161269386908732/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=8430161269386908732' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8430161269386908732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8430161269386908732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/10/carbon.html' title='Carbon'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-956g9zRzh00/Tr6wW2mJnnI/AAAAAAAAAVk/w3TomaSNC1w/s72-c/doubletroubleAa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-8204144913866345054</id><published>2008-08-05T16:46:00.000-07:00</published><updated>2009-04-27T10:04:31.523-07:00</updated><title type='text'>Domestic Rice</title><content type='html'>Emotional turmoil seems to be the only reason for maintaining a steady hand at this chilly attempt at writerdom, but hey, let's face it...Virginia Woolf wouldn't have made it in the English literature 101 books if she wasn't insane (and lesbian).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morocco was a flash in the pan...after having discovered that my cousin is actually the pimped, fairly intelligent version of Tara Reid, I came home only realizing that 'heading back to my Moroccan roots' no longer remains an option. However, it does seem like the most sane choice when faced with unfamiliar feelings that need sorting out...So we'll cross out "Haägen Dasz" from the list, and put 30 copied dvd's for 12 dirhams in its place, if that ain't a bargain, I don't know what is.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Of course, we all know that Turkish delight CAN take a turn for the worse...like a Klingon once told me: savour the fruits of youth, the taste turns bitter after a while. A meeting in Ghent revealed to be one meeting too many after my taste.&lt;br /&gt;Seeing the doc again made me hide into the shell I usually hide in when faced with dual feelings...a side wanted to be with him as if nothing had occured...and another side just wanted to leave and make him feel bad for doing nothing wrong.&lt;br /&gt;The end result was of course...a mix of the two former stated options...it seemed strange that his point of view differed so much from what I could extrapolate from the person I knew him to be. The fact that"I missed you" and "I truly care for you" can transform into "I am beginning a new chapter in my life, and you don't fit in it", made me doubt about my insights into the human character...because somewhere along the way I forgot to factor in that I was indeed dealing with a student who has yet to begin his life.&lt;br /&gt;The usual kettles of cowcrap were thrown around...making me want to leave as soon as possible because I had heard it all before...even coming from me..."I want to be friends" is a polite way of saying you simply want to get rid of a person with as little emotional damage as possible.&lt;br /&gt;Of course the problem resides in the fact that I could never fully place my emotional range when faced with the doctor...but I shall of course endeavour to do so right now. I could best describe him as someone I felt comfortable with...and who never (strange as it may seem) bored the living daylight out of me. I guess those two were enough to make me want to persue a sense of "us" after our mutual holiday. It is strange to notice how I am talking about it all as if I was having a relationship, while I refuse to think in those terms, and I simply strive for two seperate lives...and a small oasis in between, where anything could grow and where there is no time for fights revolving around domestic facts in the line of "darling you didn't cook the rice adequately". Somewhere in between those thoughts and perhaps vague hopes I simply forgot that people do not always take the things they actually believe at the time with them when they leave for a while, especially when the feedback you provided after they blurred out they missed you, wasn't convincing enough. So what happened? One opinion could be that he simply discovered more about himself...my motivation lies in the fact that his reason for becoming an anesthesist was his lack of social skills...while sitting at that table he actually indicated that he was a véry social person. A second opinion could be that another character popped into his life, and we all know there are better, stronger, faster versions of ourselves out there. Two vulgar opinions...and this is precisely the reason why shreds of frustration pop into my head from time to time...an unexpected lack of "more" is the greatest disillusionment.&lt;br /&gt;Stating these poorly founded facts I cannot help but wonder how things would be if the doc himself would be here, sitting on my couch, watching groase cartoons and calling me a little monkey while telling me about his trite days. Is this a sign of affection, love or yearning? I cannot tell...but I know it is so much stronger than a sentence as blatant as "I miss you".&lt;br /&gt;I remain icy when I observe the whole thing from my usual lighthouse...because time seems to be highly valued these days...and somehow it all feels like I am wasting it on idle hopes and images I see in people, which simply turn out to be absent. The road ahead is to be taken or to be left, and if the decision has been taken by another person to leave this so-called path , then I shall simply continue on the road I have already chosen and call it mine without any feeling of remorse or loathing. The question is: can that person get back on that road? My anger and passion have always prevented such manoeuvres, and apparently there is even a Turkish saying that goes "never eat what you spat out".&lt;br /&gt;But hope remains...the person who introduced this expression into the minds of young Turks everywhere obviously never dissected a cow...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231334259721722498" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/SJluytwLWoI/AAAAAAAAAGQ/u8GI0jYLTlw/s320/Picture+0015.jpg" border="0" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-8204144913866345054?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/8204144913866345054/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=8204144913866345054' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8204144913866345054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8204144913866345054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/08/domestic-rice.html' title='Domestic Rice'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/SJluytwLWoI/AAAAAAAAAGQ/u8GI0jYLTlw/s72-c/Picture+0015.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-4319615913533346912</id><published>2008-07-05T05:05:00.001-07:00</published><updated>2008-07-08T07:30:23.918-07:00</updated><title type='text'>Yearning</title><content type='html'>.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-4319615913533346912?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/4319615913533346912/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=4319615913533346912' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/4319615913533346912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/4319615913533346912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/07/missing.html' title='Yearning'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-8267321532046826737</id><published>2008-07-03T07:57:00.000-07:00</published><updated>2011-11-12T09:46:04.501-08:00</updated><title type='text'>Chapter 6</title><content type='html'>The "master" plan seems to unfold on itself, which is probably a good thing given the fact that my neurotic side would take over way too many times if this unfolding stagnated. Of course the usual shite occurred in-between, making my finger tingle with desire to write it all down in an unabridged short-story only surpassed by the hand of Edgar Allan Poe (and several other writers on the verge of temporal psychosis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Turkish doctor left the field for a while, taking his moustache to the distant sodomist city of Miami. Of course in his absence I was already hoping for our sequel...only to discover that an impersonal greeting card was the harbinger of disappointing news indeed. The doc had left his mark on the city, taking -I assume more than one- kebab fanatic to his minty hotel bed. Upon reading those words on my screen, I was actually filled with two entirely different emotions, which led to confusion...one was anger and hurt, while the other one was relief that I had the perfect excuse not to continue in this ever-intensifying "situation" (I refuse to type relationship given the previous blog entries!). Still...I wonder if F. was right about karma...if so, I certainly paid my dues this week. The question is, am I finally able to put away that hatred towards humanity and do what B. has always shown me : to analyse - to discuss - to solve, or will the hatred never subside, thus costing me one perfectly good Turkish doctor, who just happened to make a mistake (incidentally "a mistake" is very often "something that doesn't fit my picture frame")...the in-between situation remains the same, which is to prove to myself that I can live without romantic affiliation (perhaps by simply rimming whatever comes first?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It is simply hard writing it all down, when you just wish to hear the words "hey Isi"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Speaking of B. and doors that cannot be closed without some form of thought. It never ceases to astonish me that this is the only friendship I have actually been able to maintain without demanding the utmost and purest respect and worship for both my physical self as well as my mental reflection. Standing in chapter 5 on the last Sunday, I found out that even a witty remark about the possibility of being above him lead to mockery and instant denial. Added up with everything I have painstakingly observed over the years, I can conclude that this is in fact a personae who truly believes to be superior to mine. Subcutaneously of course, because his morals and ethics would never aloud something as outspoken as loathing. Yet between those cracks of awareness that this is the only person in my surroundings who can actually lead his own life without abiding by my rules, the hatred towards the lack of respect and his inability to suffer always seems to subside in front of this raw unconditional form of affection wrapped in a big brown paper bag. Why am I writing this down thou asks? Because another question rises: do I betray myself by allowing all of this and furthermore: should I allow this distant echo of arrogance gently slapping me in the face when gazing upon it? Again two choices appear: fight or flee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The last option reminds me that I've always been a firm believer of the "sometimes you have to take two steps back in order to make it five steps further"-principle. Unfortunately I have just begun to realize I have the mobility factor of a pregnant seventy year old Faye Dunaway lookalike-dwarf who recently lost her leg to gangreen and cannot grasp the concept of a wheelchair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anyone else care for a slice of triviality?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/SG1WIXHPDnI/AAAAAAAAAFo/q-S5XiGVTZM/s1600-h/Carrefour.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-8267321532046826737?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/8267321532046826737/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=8267321532046826737' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8267321532046826737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8267321532046826737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/07/chapter-6.html' title='Chapter 6'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-480702214924512390</id><published>2008-04-02T15:44:00.000-07:00</published><updated>2011-11-12T09:44:53.930-08:00</updated><title type='text'>Chocolate tea</title><content type='html'>We all remember the low-spirited moaning and slurring from some emotionally challenged man (I gave up sorting out the term "boys" and "men" ages ago...) in our ear...but sometimes, that moaning sound lingers like a resonance pulse in our eardrum. In some cases this moaning can be identified as your everyday dull-as dishwater-husband whom you met a party and conveyed your feelings of interest upon just to find out he took the bate a little to easily. To me of course this option equals slow but painless death...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But then there's the other option; the resonance pulse triggers a feeling of uncertainty in the very fiber of your being (trust me, when someone ejaculates inside of you and you feel uncertain, that's a very bad thing), and you slowly start realizing that you actually want this man's affection (I categorically refuse to mention "boys") just for the simple reason that it is not for sale. This option is otherwise known as the option I find myself in time and time again...if we want example we need only to look at Mr. T, the architect and the Ratboy. Of course all of them still instill a feeling of dread/dismay, but it is in fact from this feeling that I draw my main inspiration. Paradoxal as it may seem but I only seem to fall in love with the feeling itself...the person being a side-effect and sex the by-product.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My disdain towards people who actually "learn" to find a balance between each other, have pre-nuptial sex (thus boring sex) and go out for dinner once a week while desperately trying to find week-end activities the both of them would enjoy never seems to cease. I have tried to understand that choice of living on numerous occasions...but it always throws me in a dark pit of boredom where all sense of magnetism and mesmerization is nothing but a dim memory. Popular Tv shows state that the quest towards this type of relationship is nothing but a hilarious trip we should all covet...but what they neglect to mention in my humble opinion, is that there is a reason why we should all covet our quest...because in the end a thought might eventually creep up: "is this it?"...if this thought does not instill itself, we should consider the fact that we are truly unhappy and therefore need a person that offers us certainty and an additional value-system...while this person is in fact nothing more than the sum of its parts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yet all the dating, sodomizing and games revolving around the former two are always perceived a necessary evil. Perhaps the biggest clarity I can offer myself as a true Christian, is that it is in there that lies true life. Of course the cattle that chose a life where two people can eventually function as one after a road of hard-learned lessons and growing pains and the consideration of expanding their lives by introducing a child in it to instill the acquired moral values upon. This does not alter the fact that our cattle-folk will not point out to you that "it is worth the effort" and "you must learn about love to experience it". The finishing blow (yes we are on a battle field here...) always resides in pointing out that your longest relationship never lasted more than three months so you cannot possibly ever understand their sacred bond and certainly not pass judgement on it. Is this "defeat" a valid reason to adjust my scale of values or follow the road indicated by so many of my sodomizing peers, where you introduce a cancer cell in your body and let it grow for years, only to find out you gave yourself cancer...and all hopes of a remedy were lost somewhere at a christmas party that included seventeen white people, your boyfriends' parents and the distant memory of a dvd box you bought for whatshisname?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;What is wrong with staying at the crossroads...where the weather is warm but breezy and I can drink margheritas on my terrace with a great view on everyone who passes by below me...with the occasional Turkish doctor glancing upwards...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-480702214924512390?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/480702214924512390/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=480702214924512390' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/480702214924512390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/480702214924512390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/04/chocolate-tea.html' title='Chocolate tea'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-4406996712311235437</id><published>2008-03-09T13:40:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T23:31:17.400-08:00</updated><title type='text'>Because Marcus Aurelius said so!</title><content type='html'>You simply can't help but realize some thoughts should be synchronized once a month when you meet a man called Marco from Venice who tells you you have a great body right after you literally licked his feet...usually that happens before no? Just to say that sexdrive has always been a volatile factor for me. From the fat chemistry teacher who taught me about painful sodomy, to the ménage à trois in some Saw I to III-looking shower.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;While my personae depends on patterns, familiarity and synchronization I can't help but giggle at the fact that "sex" seems to lead a life on its own somewhere in the background. It does have fangs and claws of course (HIV projection onto others isn't exactly a synonym for "hello how are you"), but when you hear the sweet French phrase "j'adore ton cul", you simply fumble into a bottomless pit where you forget to hate yourself for just a moment.Yet my ferocious chain of self-denial does seem like a valid reason to put world domination on my wish list, and even more of a reason to slap someone in the face and tell them it should simply be handed to me because I "deserve" it...of course, in this futile fantasy nobody asks me "why" I deserve it...because I used to set the table when I was 13? Right before dear old father threw a bowl of hot stew in mommy's face? And why do I never have the urge to write about more items such as the latter? At least those items seem "worth" reading...which is in turn a very visceral sign that I simply remain utterly apathetic towards the circumstantial events that led to the creation of Yves-Ismael. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Loathing was ever-present this month...from ignoring R. in our favourite bar, to yelling at the French immigrant for saying "yeah you have a little tummy, but you're fuckin' sexy!" ...of course this translates as"you're fat" in my dogmatic brain. Simply casting people away who have been alongside you for years and would have stayed alongside you for many more seems like a foolish thing to do...not to mention destroying people who tried to love you in every possible way...I reckon they all ended up hurt by my inabily to put certain issues in perspective, but when does inability become refusal? And how much more will this nazi form of censorship detract from me? If it didn't work out for Hitler...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;I have often wondered about a certain premise that has been lodged in my head since I became self-aware of my body...how is it that the standard of "beauty" (or in homosexual terms: please work out more and mind the fatty food) imposed onto most people, is the only value that society managed to effectively rub off on me? Why did society never manage to instill truth, beauty of thought and a higher degree of awareness about what is right and what is wrong...strangely enough, I find myself doing more effort to actually "care" about it...on the other hand, you can't help but admire some people who have the same thought, drain the ideology behind it and wrap it around them like a blanket while whispering to us that "it's ok"...here's to "Wipke Knut", cheers.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R9UbyVpdpeI/AAAAAAAAAEI/zz2RXHGz52w/s1600-h/1574806070_small.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176073898350716386" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R9UbyVpdpeI/AAAAAAAAAEI/zz2RXHGz52w/s320/1574806070_small.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-4406996712311235437?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/4406996712311235437/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=4406996712311235437' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/4406996712311235437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/4406996712311235437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/03/because-marcus-aurelius-said-so.html' title='Because Marcus Aurelius said so!'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R9UbyVpdpeI/AAAAAAAAAEI/zz2RXHGz52w/s72-c/1574806070_small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-7269575841555063208</id><published>2008-01-24T12:39:00.001-08:00</published><updated>2008-12-10T23:31:17.663-08:00</updated><title type='text'>Paper tigers</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R_VZ-FrKUiI/AAAAAAAAAFY/-bgpKOUQ9D0/s1600-h/Fotoshoot+DavyAB.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185149469196964386" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R_VZ-FrKUiI/AAAAAAAAAFY/-bgpKOUQ9D0/s320/Fotoshoot+DavyAB.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;The fact I haven't heard from the new guidance counsellor on the block leads me to believe that the world will never realize the importance next year holds to me. Instead of following the paths laid out for me, I seem to be building my own concrete road...crushing everything in it's path, including the serene and hopeful orchids like F.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This week was yet again a countdown towards the next holidays, yet I ask myself more and more the question "Do I mean anything to these children I teach French?"....in my warped mind I forged a thousand different ideas to please, but the ideas seem to falter under my steadfast frame of mind...which again and again makes me wonder whether I shouldn't just follow the direction I'm currently in, instead of taking Thor's hammer and slamming it into my own head.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;These days I find myself more frustrated than usual towards people who refuse to acknowledge my greatness. One of the many things I cannot discuss with others, because they naturally perceive it as pure arrogance from my part. It's always been a constant that whenever a person makes a innocent jokes relating to my looks, my intelligence, or even my language proficiency level, I tend to force that person into defending himself, apologizing to painstaking lengths and eventually force him/her to feel bad about themselves. The whole process takes mere minutes, but those minutes can kill so brutally...even someone who has been a true compagnon alongside me for years can succomb to the dagger of my ego...where time and relevance are simply not important. So the question remains...will the choice I make towards next year eventually make me let go of my ego, and hurl me into a green field of tranquility? Is this what it takes to commit to a job? To unplug my ears so I can hear my calling? To reveal my true talents? I say it won't, but just might help....&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-7269575841555063208?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/7269575841555063208/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=7269575841555063208' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/7269575841555063208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/7269575841555063208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/01/fact-i-havent-heard-from-new-guidance.html' title='Paper tigers'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R_VZ-FrKUiI/AAAAAAAAAFY/-bgpKOUQ9D0/s72-c/Fotoshoot+DavyAB.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-8150389933613537172</id><published>2008-01-13T01:36:00.000-08:00</published><updated>2008-03-10T04:31:43.989-07:00</updated><title type='text'>When pianos try to be guitars</title><content type='html'>The fragile understanding I had with F. is slowly turning into the most realistic relationship I have ever had. Unfortunately this also implies the prickliest one.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Last week the entire world was in my left pocket when F. and I celebrated our hedonist side on a clear Sunday evening. In European -white- terms this implies dinner and a movie of course, followed by a session of creative sodomising.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This instant piece of happiness lingered in my mind until the net morning where I left F. in my isolated storage facility-which some people have coe to call "my room"- with an unattended laptop. Of course I knew that when you leave someone who doesn't fully trust/know you in a room filled with evidence that would allow outsiders to retrace your steps and take a dim look at pieces of your personality. In short, F. read all conversations I had with the internet plebeians. Of course without proper context and an explanation by yours truly he saw the miscelaneous words as a form of deception and adultery. Some of his claims were grounded, but most of them were seen outside the context of my volatile personality and opinion on relationships. If I had casual non-mental sex with a person after meeting someone who is yet to be placed in my life, or who is not sure himself what will add up and what won't...I cannot consider this "cheating" on a persone. I can understand the jealousy, the rage and most importantly the hurting after reading this bold brass words...but it proves a fact I have come to accept time and time again: my very concept of living and communicating with people is so untouchable that it often translates into lies and deception...from my point of view I call it "me not trying to hurt people and yet doing the right thing in accordance with my own take on morals"...but others call me a monster...which doesn't hurt, because I understand...and it is from this understanding that I draw my strenght in the end. So is it necessary for people to view me as a monster in order to prevent me from drowning into the cesspit of banality I've come to reject all my life? Because if that is in fact the case it's a paradox how one such as myself could ever become truly happy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The feelings I've experienced up to now evolved rapidlty...and as they are right now as I am typing this blog entry it has to be said that they have indeed come a long long way...inside a week I've experienced a day of pure fear...followed by regret...a feeling of longing and desire...and then...suddenly my most dreaded emotion reappeared: apathy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I have to say...that although these feelings are overall perceived as "negative emotions", I've enjoyed every second of them, and I am forced to wonder whether or not this is ethical...or if I care for that matter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I do believe I enjoy misery, pain and loathing, because it is exciting and it takes attention away from the mundane banality I am currently in. Running away are the keywords, and this is precisely the reason for my escapisme into master degrees and consumerism mentality. Buying things makes me "feel"...whether it is a feeling of "I should not have bought this because I lost a lot of money" or a feeling of "finally I found this", it does not matter to me. The fact there IS a feeling present is more than enough for me.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Typing this at the school I work makes me realize how insecure I am, and how fragile I can be in the outside world. While I cover my persona with lies, deception and mysticism, the real me is actually the skin I wear covered with potential and greatness. To put it simply...I hate reinventing myself towards the outside in order to protect my persona. When things go wrong I put things in MY perspective and stick to my ideas, even if all evidence points to something different...I cannot let go of my protective layer, even if it means lying.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In the context of my work...I am confronted with different personalities on a daily basis. These personalities altogether provide for a different "Yves" each day, which requires a lot of strenght from my part...the work itself becomes circumstantial, which is in turn a reason for disliking whatever task I perform...a curse or simply something that can be solved by obtaining a master's degree?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-8150389933613537172?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/8150389933613537172/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=8150389933613537172' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8150389933613537172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8150389933613537172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2008/01/when-pianos-try-to-be-guitars.html' title='When pianos try to be guitars'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-8865860893773938567</id><published>2007-12-31T10:49:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T23:31:17.935-08:00</updated><title type='text'>Do we really need more salmon?</title><content type='html'>I shan't bother with the sociological premises about how New Year's has become a steady foundation of society...but I only recently became aware of the pressure instilled on me when it comes to New Year's eve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;WHAT will you do on new year's eve and with WHOM will you spend it?! Until last year I've always kept a close eye on my own NY plans, out of fear that "forgetting" this immortal day would somehow convey a message of pitty towards your peers, which in turn is a polite way of saying I walked around all day doing groceries I didn't really need, and ended the afternoon in search of a new tea infuser I actually already had.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Somehow it just didn't have that usual "I fuck Christians" feeling to it...but hey, I've enjoyed a myriad of socially acceptable NY's shaking my buttocks in the presence of Belgium's most succesful dragqueens and cabaret performers. Based on that premise I simply made sure I had enough visual entertainment to endure the clock until at least 00.01.&lt;br /&gt;The standard questions will be asked of course (I'm thinking about the workplace in particular), thus standard replies will be given...to put theory into practice:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"so how did you celebrate New Year's eve?"&lt;br /&gt;"I had chardonnay with friends and we went to a party afterwards...you?"&lt;br /&gt;"the same!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So I am forced to wonder: if I cannot say what I mean, why do I open my mouth in an effort to give a blank response that doesn't even correspond with the truth. And is the truth in fact something that I have never truly factored in when it comes to my vision on ethics and morals?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perhaps truth is in fact something to be persued in life, but the sad "truth" is that people like me cannot afford the truth as it is, and have to make our own. The most puzzling part is that I have become so good at it that I don't even notice it anymore, and view it as the ONLY truth...which can go from "I spent 20€ on a dvd(contrary to the true 15€)" to "I did not wear your high heels for more than 17 minutes (contrary to the true 17 hours).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a more experimental note: after the usual groceries with good altruistic B., I ordered an HIV self-test kit at the pharmacist...B. of course did not believe me and assumed I was simply being drunk with I-want-that-new-creativeZEN-mp3player fever, only to hear soon after that the blonde behind the counter stated "yes sir, you can pick up your kit next thursday". The moderate feeling of joy I felt almost made me forget the text message T. sent me a few hours afterwards...I still can't figure out whether he sent the message to all of his "apostels" or if it was his intention to evoke some kind of reaction from my side...the third option would be the most logical one...namely that he is still trying to make himself believe that he never wants to hurt people by doing what he does. Either way, the e-mail I got from my man a few minutes later made me lose interest in playing T.'s odds...in the end 2008 would matter even less to him than I would to me. So to quote a muse of mine: "some guys think they're the flu, while they're just...hatchoo."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The trip to the pharmacy made me realize that it never ceases to amaze me how scholars insist on propagating the global village theory to tiresome length, while they never emphasize the HIV selftest kit. Somehow the academic world remains wavering when it comes to this highly relevant piece of technology. Even the targetted consumers (well..."us") act awfully cloak &amp;amp; dagger around it, if not completely oblivious.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perhaps instead of writing how a Mcdonalds in Kenya must be held accountable for a man who shot himself in Colorado and a Jihad warrior renouncing his faith, we should first take notice of the smaller things hidden in the corners of everyday life...and this time I'm not talking about a white orchid blossoming through the cracks of a pavement in Ghent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3lB9L_rlpI/AAAAAAAAAD0/rJAGF7yFnE4/s1600-h/blog.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150220168322586258" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3lB9L_rlpI/AAAAAAAAAD0/rJAGF7yFnE4/s320/blog.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-8865860893773938567?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/8865860893773938567/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=8865860893773938567' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8865860893773938567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/8865860893773938567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2007/12/new-years-pressure-trip-to-pharmacy.html' title='Do we really need more salmon?'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3lB9L_rlpI/AAAAAAAAAD0/rJAGF7yFnE4/s72-c/blog.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-3009522091441665980</id><published>2007-12-30T07:00:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T23:31:19.024-08:00</updated><title type='text'>2007 for dummies</title><content type='html'>Reminiscing always renews our reasons to exists. It creates art, popsongs (are those considered art?) and provides a steady income for pharmacists.&lt;br /&gt;My way of reminiscing is simply recalling the moments that made me believe there was "something wrong". While I've noticed most people reminisce out of spite, boredom or simply on automatic pilot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I seem to realize more and more that I tend to surround myself with people who live on the edge and stimulate my darker side. No need to stimulate the bright &amp;amp; right side, because getting up at six in the morning for a job you're not quite sure you either dislike or hate is "bright &amp;amp; right" enough in my mind.&lt;br /&gt;Chaos helps me focus. Stress helps me relax...so it seems fair enough that the best person to evoke these emotions is the one I need the most in the end.&lt;br /&gt;Even more paradoxal is that this person will probably be dead within the next 8 years...or at least dying. I keep referring to him as person because I can not truly regard him as a friend...but more as a personification of my dark side, bound together by the ruthless twine of self-loathing ,sarcasme and mutual hate . Sad as it may seem , "not" mentioning this persona would mean the end of my quest for what's right and wrong, thus meaning I would have found the solution to well..."me" .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Of course when facing the world we always need our heroes...even before I managed to shake approximately 70% of my bodyfat from me (read: last year), I've always included people with steel vaginas or angry girls as my main energy ribbons. This year, a new heroine battling heroin was found: Cleopatra Jones. Even the name inspires dynamic non-stop deliciousness and you get seventies' grammar as a surplus bonus (for all you fellow linguists out there).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e5L7_rliI/AAAAAAAAAC8/CpUEwtGJWYo/s1600-h/johnso_jjjo_cleopatra_102b.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149788313655940642" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e5L7_rliI/AAAAAAAAAC8/CpUEwtGJWYo/s320/johnso_jjjo_cleopatra_102b.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Of course heroines against heroin weren't the only thing that made me tick...some bastards came and went, but the nastiest one (the one who still stings like a bee) was without a doubt dear old T.&lt;br /&gt;Tall, Jewish-looking not-outta-the-closet man who hides from himself with a vengeance. It was strange having him inside me, because I could never quite figure out if he was in fact convinced he'd fall in love with me once he put his guard down, or if he was just using me to fulfill his basic instincts. Either way, he left and I was glad for it. Of course I recently heard he found himself a new boytoy to play hide 'n seek with...but somehow F. made me not wanna shout out for vengeance and blood, which made me realize I just HAD to persue F. more. So in a way I should thank T. for creating the usual tumultuous lust for self-destruction, because it made it possible for me to actually notice F. would push those very emotions aside and replace them with indifference and curiosety towards him. (Nearly incomprehensible is it not?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I dislike enumerations so I'll just drop the names and pictures that were worth mentioning this year and let you have your own take on it. (mental note: define "you")&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Devil's rejects or Christian soldiers?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e9Mb_rljI/AAAAAAAAADE/j1bOy12ruhU/s1600-h/BLOG.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149792720292386354" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e9Mb_rljI/AAAAAAAAADE/j1bOy12ruhU/s320/BLOG.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ladies in lavender or ladies ready to die for the cause?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e9k7_rlkI/AAAAAAAAADM/EjV_COtFpmk/s1600-h/blog.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149793141199181378" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e9k7_rlkI/AAAAAAAAADM/EjV_COtFpmk/s320/blog.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chardonnay can only do so much...&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e-WL_rllI/AAAAAAAAADU/BGOtYRCdqUA/s1600-h/BLOG.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149793987307738706" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e-WL_rllI/AAAAAAAAADU/BGOtYRCdqUA/s320/BLOG.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In the category of "movies that actually made me feel" I can only pick Pan's Labyrinth, Piggy Banks and the Fountain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;All in all, 2007 was marked by a change of habits...but the never-ending gagaism always stayed in the background like a lighthouse of insanity on fire. Well that or I'm simply getting less ashamed of the voyeur in me. Either way, 2008 is inescapable, or to put it in the words of the old Queen here below: "utterly flabbergasted"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3fsgL_rlmI/AAAAAAAAADc/4sJfUt_2jiE/s1600-h/IMG_0388.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149844736641308258" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3fsgL_rlmI/AAAAAAAAADc/4sJfUt_2jiE/s320/IMG_0388.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-3009522091441665980?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/3009522091441665980/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=3009522091441665980' title='1 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/3009522091441665980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/3009522091441665980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2007/12/2007-for-dummies.html' title='2007 for dummies'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3e5L7_rliI/AAAAAAAAAC8/CpUEwtGJWYo/s72-c/johnso_jjjo_cleopatra_102b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-3859516136972602475</id><published>2007-12-30T05:48:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T23:31:19.260-08:00</updated><title type='text'>Ostend aftermath</title><content type='html'>I crave some good old Joni Mitchel today...the song "got til it's gone" has been in my head ever since I left Ostend...and the more I repeat those lyrics in my head the more I fear they might be valid.&lt;br /&gt;I've always seemed to enjoy the shadow of doubts and vagueness. But it appears F. might be allergic to just that. I fear his trust in me is not complete, but on the other hand why should it be? So far I have not given him any reason to trust me...but I did not disparage him either. A standstill of sorts.&lt;br /&gt;The early afternoon was plagued by another attack...this time from F. I wonder why relationships always summon the image of a battlefield in the mind of those who live in it. Sad but true, it always is. So far I've always been captain of the battle field, and I've never really had to wage war...but F. seems different.&lt;br /&gt;He claims not to think too much, but he does...in fact, he does so more than I do (there goes my ego) and he always seems to short-circuit whenever he can't immediately place an emotion.&lt;br /&gt;The Martha Winfrey in me always resorts to picking up the phone and calling him for 46 minutes to painstakingly break down the reason for his attack and to help him place his emotion...and of course, give my witty version of events. Still, I guess I like F. because of what he feels instead of what he does. Well that and he makes me wanna be myself without feeling ashamed of it. And trust me, that is quite a lot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3k38r_rloI/AAAAAAAAADs/g6v8MZB5Lpg/s1600-h/Blog.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150209164616373890" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3k38r_rloI/AAAAAAAAADs/g6v8MZB5Lpg/s320/Blog.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-3859516136972602475?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/3859516136972602475/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=3859516136972602475' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/3859516136972602475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/3859516136972602475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2007/12/ostend-aftermath.html' title='Ostend aftermath'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3k38r_rloI/AAAAAAAAADs/g6v8MZB5Lpg/s72-c/Blog.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-1769501776655351293</id><published>2007-12-29T07:12:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T23:31:19.744-08:00</updated><title type='text'>Fear &amp; Loathing in Ostend</title><content type='html'>It must be said that packing your bags for a nice Belgian winter's day in Ostend with the aim of saving one's relationship gives birth to a whole realm of food for thought.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;After having let go the hope that my train would literally collide with a passing freight train containing a shipment of carebear baby blankets, thus ending the never-ending doubt and despair, I began to realize that I was literally taking a step into a world where morals and ethics had remained on the same level as sixty years ago. An overall grey population graces every corner of the street and even while I am blogging this in a tavern where (luckily) prices also remained steadfast for the past sixty years I can only see death around me. The waning eyesight of the people around me permitted me to take a snapshot to show you what I am truly talking about.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149415360170792402" style="WIDTH: 322px; CURSOR: hand; HEIGHT: 275px" height="275" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3Zl_L_rldI/AAAAAAAAACU/pZDWofcj6Zc/s320/blog1.jpg" width="354" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Behold what I call one of death's many faces...For the past 39 minutes this "still" has not changed one bit, with the exception of the old lady scratching what seems to be a rash under her what-I presume to be- wig. It's a scary concept, especially when you're in Ostend waiting in a tavern to negotiate new terms in your relationship. Is this a possible reality if I were to succeed in maintaining this current relationship? And should I learn to say "we" instead of "I"?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Still beauty is to be found in the strangest places here in Ostend...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3Zpbr_rleI/AAAAAAAAACc/rFLqtVRxHmg/s1600-h/blog2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149419148331947490" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3Zpbr_rleI/AAAAAAAAACc/rFLqtVRxHmg/s320/blog2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Is she simply deluded or having fun? I couldn't figure out, but I do believe she is happy doing what she does best...dancing around in the streets wearing what I can only call a hooker'ish Miss Santa Clause outfit. I was trying to find the nearest bathroom at that point, and ended up finding her...amazing how serendipity pops up when you're trying your best to find the most adequate place to release your inhibitions right?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;Speaking of inhibitions. Ostend made me realize how many diamonds in the rough this part of Belgium contains. Of course I was somewhat "high" on keeping my sphincter in check when this thought came to mind, but I just couldn't help but think Cesario Evora's soft gentle twin sister somehow ended up in Ostend selling newspapers for a buffalo nickle, hoping she'd one day reclaim her rightful spot on mount Olympus. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3ZrYL_rlfI/AAAAAAAAACk/ZnOIU9Ak0Qo/s1600-h/blog3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149421287225660914" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3ZrYL_rlfI/AAAAAAAAACk/ZnOIU9Ak0Qo/s320/blog3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;Unfortunately my sphincter had priority over further pondering, thus my presence in this extremely "white" tavern.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My man arrived with the usual dumb-found look in his eyes in a futile attempt to hide what he's truly thinking. It's strange how so many people around me simply can't say what they mean...and then choose to simply shut up or resort to nonsense. I prefer the direct approach...usually that is.&lt;br /&gt;F. always seems to need an introduction for things to come...my only attempt at debating what was going on in our relationship was quickly deflected by a tear in his hand (or was it in his eye). I wonder what he fears, commitment comes to mind, but my Sharon Stone-sense says there's more involved, and so far he doesn't seem very willing to share those thoughts...therefore I'll try again in more intimate circumstances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The house he took me to breathes "family life"...it's the stench I've always avoided in my life. Everything that's too cosy scares the living daylight out of me...obviously, because you always fear what you don't know (or haven't known) right? Being confronted with F.'s sister was easier than expected. I acted casually as I often do these days...but behind the casualness there was weariness and doubt...she seemed tired and somewhat indifferent...as if she had seen it "all" and didn't care too much about seeing more. Yet there was grace in how she put a ricotta lasagna in the oven that led me to believe she's a fun sex-kitten behind closed doors.Well all of the above or she was suffering from un unwanted pregnancy...I'll ask F. someday.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My man said he'd take me skating...was it a way of covering up the stitches in our fragile beginning bound or did we both want to enjoy a slice of banality? Either way...I'm enjoying the hours spent in the presence of his white mercedes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-1769501776655351293?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/1769501776655351293/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=1769501776655351293' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/1769501776655351293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/1769501776655351293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2007/12/fear-loathing-in-ostend.html' title='Fear &amp; Loathing in Ostend'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3Zl_L_rldI/AAAAAAAAACU/pZDWofcj6Zc/s72-c/blog1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-5197510809926637934</id><published>2007-12-29T07:03:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T23:31:19.962-08:00</updated><title type='text'>Author Author...</title><content type='html'>&lt;div&gt;Well since humanity insisted on making time linear, who am I to dispute this decision? In my glorydays we used to buy Nintendo cartridges for our entertainment, and we used the basic grungy internet to download Mortal Kombat fatality moves….nowadays you’re caught spending 129 bucks on mp3players. So this blog seems “logical” somehow…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;HA! Almost had you there with the old poetic semi-nostalgic intro huh? The Judi Dench in me just couldn't resist, but without further delay...let’s tango shall we:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;1984 was the year in which my mother basically decided to hurl me into the world…armed with both Moroccan and Belgian roots I quickly began to realize that my parents forgot to teach me about moral, ethics and the almighty saying of what goes around comes around. So in the quest of teaching myself the meaning of these definitions a lot happened of course. But why keep misery, self-loathing and the everyday sex &amp;amp; the city escapades to yourself when the internet even provides publicity for a 14 year old Japanese girl giving birth to a Pterodactyl?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anyhow, 2007 has left me somewhat dazed and confused in its final countdown towards another 365 days…what’s the masterplan? Well here’s the problem there are several ones…but between the “now” and “then” there’s a legion of time just begging to be “blogged” so we’re bound to make magic people!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3ZiTb_rlcI/AAAAAAAAACM/_zosXLYfwDA/s1600-h/435805_221978.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149411310016632258" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3ZiTb_rlcI/AAAAAAAAACM/_zosXLYfwDA/s320/435805_221978.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-5197510809926637934?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/5197510809926637934/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=5197510809926637934' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/5197510809926637934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/5197510809926637934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2007/12/author-author.html' title='Author Author...'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ogjNnnDcZ74/R3ZiTb_rlcI/AAAAAAAAACM/_zosXLYfwDA/s72-c/435805_221978.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-635083959205029940.post-6524766484945848809</id><published>2007-12-28T12:32:00.000-08:00</published><updated>2007-12-28T12:43:33.643-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Almighty Intro'/><title type='text'>Thus Pure Yvesil was born</title><content type='html'>Release your inner dogmas, deck the halls  and grab your perdolans because a new blog has been born amid the never ending perdition that we've come to call "the internet"...hm...it almost sounds like a Xena-intro "does it not"?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In a time of ancient Gods&lt;br /&gt;Warlords&lt;br /&gt;and Kings&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;If we called ancient Gods "the fear of contracting HIV" and warlords "friends" we just might have the season opener for well...2008?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;More to follow of course, but as far as zealousness goes....well...let's not tango too much on a first date ey?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/635083959205029940-6524766484945848809?l=pureyvesil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pureyvesil.blogspot.com/feeds/6524766484945848809/comments/default' title='Reacties plaatsen'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=635083959205029940&amp;postID=6524766484945848809' title='0 reacties'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/6524766484945848809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/635083959205029940/posts/default/6524766484945848809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pureyvesil.blogspot.com/2007/12/thus-pure-yvesil-was-born.html' title='Thus Pure Yvesil was born'/><author><name>Yves Ismael V.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01993759528263591445</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://2.bp.blogspot.com/-IVpUWRUyt0A/Tr6uvdJo33I/AAAAAAAAAUQ/4MaV3OR9nIA/s220/210214_10150151453969109_665379108_6738471_2844107_o.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
